FRANCE

A Aix-en-Provence, la Société Booming valorise les savoir-faire des seniors

Cette société aixoise propose à de jeunes retraités des missions dans leur ancienne boîte. Chacun est gagnant !

Depuis 2009, environ trois actifs sur dix sont amenés à prendre leur retraite, soit 700 000 personnes chaque année. Une perte de compétences sans précédent pour les entreprises françaises !


Booming, premier employeur de futurs et de jeunes retraités, facilite la mise en relation des entreprises et des seniors actifs, bref un écosystème innovant et avantageux pour les deux parties.

"J'ai créé Booming par esprit de contradiction, témoigne Nicolas Chanut, le fondateur de la jeune société aixoise qui a travaillé une dizaine d'années dans la pétrochimie.
Les autres collaborateurs qui étaient plus âgés que moi, voyaient arriver la retraite avec anxiété, se demandant ce qu'ils allaient pouvoir bien faire, le moment venu. J
e voulais donc faire quelque chose pour cette population souvent discriminée et écornée. Ce sont pourtant des gisements, des pépites de savoir-faire et de savoir-être
."

Et d'ajouter : "La démographie s'est inversée. On va se retrouver avec plus de gens qui quittent le monde du travail que ceux qui y entrent. J'ai donc développé Booming sur ces bases-là. Nous travaillons avec les DRH pour repérer les futurs retraités."

60 "boomers" en action

Alors comment ça marche ?
"Les boomers deviennent en fait nos salariés et ils réalisent des missions chez leurs anciens employeurs, poursuit Nicolas Chanut. Nous n'avons pas que des retraités, nous avons également des demandeurs d'emploi seniors. Nous avons actuellement 60 boomers en mission et un portefeuille de 200 qui peuvent intervenir si besoin. Nous espérons doubler l'activité d'ici la fin de l'année."

Les secteurs concernés ?
"On s'adresse à l'ensemble des compétences, souligne le fondateur de Booming. Pour le moment, les secteurs les plus demandés sont les banques et les assurances. Nous répondons à une dizaine de métiers, du conseil en clientèle au directeur d'agence. Mais notre champ d'activité est très large, cela va de l'agroalimentaire au secteur du luxe en passant par l'industrie."

Les avantages ?
"Nos boomers ont en règle générale des missions de 5 à 6 mois à temps partiel, explique le patron. Ils travaillent en fait 3 à 4 jours par semaine. Il s'agit pour eux d'un complément de revenus qui s'intègre dans le cumul emploi-retraite. Vous savez, toutes les réformes du travail autour des seniors n'ont pas fonctionné. On a vraiment besoin de compétences sur l'ensemble des métiers, c'est du bon sens." Alors pourquoi ne pas les utiliser ?

Par Geneviève Vanlede
La Provence

 

Commentarires SeniorFlex 
C'est la démarche que Flexsenior desire mettre en place en proposant le portage salarial ou le groupement d'entreprise ou le principe des contrats de mission.
Mais en Belgique la délégation de personnel est réservée aux Sociétés d'intérim et la loi n'admet le contrat de mission que si vous êtes vous même installé comme independant !

Mais le plus important dans cette expérience est bien qu'elle montre que les seniors compétents sont recherchés mais sous un autre type de contrat de travail

 C'est la raison de notre partenariat avec le réseau Sequoia - Essayer Sequoiaways.be !

https://www.sequoiaways.be/fr/sequoia-reseau 

 

Des médecins retraités en renfort aux urgences de l’hôpital de Sens - 86

Retraités et animés par l’envie de partager leur expérience, des médecins libéraux enfilent la blouse blanche, deux jours par semaine, aux urgences de l’hôpital de Sens. Depuis avril 2015, le centre hospitalier de Sens vit une expérience rare dans le...

Cliquez ici pour lire la suite

 

SFX France Bonnes pratiques de Flexibilité et compétences –ressources.

Des Médecins généralistes en retraite utilisent leurs talents 2 jours par semaine pour libérer des urgentistes à l’hôpital de Sens..

Ils sont salariés vacataires suivant un contrat approuvé par l’Ordre des médecins.

Quand les seniors deviennent enseignants

Université inter-âge, Université du temps libre, Université populaire… Nombre de structures proposent des programmes d’enseignement où les étudiants comme les enseignants sont des seniors. Tentés par l’expérience ? Voici la marche à suivre !

Quel que soit leur nom, de nombreuses universités proposent des cours accessibles à tous, sans prérequis et à tout âge.
Les universités populaires ont vu le jour à la fin du 19ème siècle au moment où Jules Ferry rendait l’instruction obligatoire et l’école gratuite. L’objectif était de proposer des cours aux personnes qui n’avaient pu bénéficier d’une instruction dans leur jeunesse.

Désormais, il existe de nombreuses structures en France qui délivrent des connaissances. Leur nom peut porter à confusion car elles sont en général distinctes des universités et ont un statut d’association.
Ici on ne vient pas pour obtenir un diplôme ou un certificat mais pour le plaisir d’apprendre et d’échanger, pour un coût très attractif.
Les publics y sont variés : jeunes, retraités, salariés, chômeurs…

Des thématiques diverses

« Initiation à la généalogie », « Atelier photo », « Réchauffement climatique », « Découvrir Windows », « Balzac et les femmes », « Aromathérapie »…
A l’instar des autres universités, la liste des enseignements proposés par l’Université du Temps Libre de Tours est longue, même si cette UTL n’a que deux ans d’existence.

Celle-ci fait figure d’exception car, contrairement à beaucoup d’UTL, elle est rattachée à une vraie université. « Notre UTL est née car Loïc Vaillant, l’ancien président de l’université, et de nombreux enseignants et personnels souhaitaient qu’elle soit plus ouverte sur la ville et les gens pour diffuser les savoirs au plus grand nombre.
Le Président Philippe Vendrix partage cette vision de l’UTL », précise Martine Pelletier, la nouvelle directrice.

Transmettre ses connaissances

Les quelques salariés et bénévoles de l’UTL, souvent retraités, assurent son bon fonctionnement. Ceux-ci peuvent également y enseigner. « Toute personne ayant de sérieuses connaissances dans un domaine et l’envie de partager peut prendre contact avec nous et nous remettre son CV. Ce n’est absolument pas fermé ! », ajoute Martine Pelletier.

Georges Periquet est professeur émérite en génétique et évolution. A la retraite, il a tout de suite tenu à participer à cette aventure. « L’UTL, c’est un état d’esprit. Le plaisir de partager avec un public enthousiaste, de rencontrer des gens, de donner des cours très accessibles », déclare-t-il. « Je suis enseignant-chercheur par vocation. J’ai toujours aimé transmettre. J’aime expliquer et voir que l’autre a compris. Si l’on connait un certain nombre de choses et que l’on ne souhaite pas que cela se perde, il faut en faire profiter les autres ! », conseille-t-il.

Nombre d’universités populaires ou du temps libre sont à la recherche de talents. Alors, renseignez-vous !

Commentaire SeniorFlex :  La France a parfois de très bonnes idées...   Si nous pouvions parfois nous en inspirer ?

En Belgique, on n’a pas d’argent  dans les écoles pour les intérims de seniors volontaires !

Les Transmetteurs, des médecins pour qui la retraite n’est pas une cessation d’activité… Au contraire, c’est la transmission d’une expertise

Association Loi de 1901 les Transmetteurs demontre l'importance de l'apport des seniors comme le propose SeniorFlex dans son manifeste

"J'ai envie de transmettre ce que j'ai appris", Dr Catherine Roche, médecin du travail à la retraite, membre de l'Association Les Transmetteurs

« Mon métier m’a passionné... » Catherine Roche reconnait pourtant qu’au départ, le choix de la médecine du travail n’en était pas un : « Je venais de me marier, j’attendais un enfant et n’avais pas envie de sacrifier ma vie familiale. Finalement, j’ai exercé cette spécialité avec enthousiasme" Le Docteur Roche s'est fortement investi dans la prise en charge d'un problème de santé publique, qui, avant les années 1980, préoccupait peu les médecins : la souffrance mentale au travail. « C’était alors le début des emplois précaires », précise-t-elle. Cela l’a aidée à aiguiser ses capacités d’écoute et à vouloir les améliorer. « En 1993, j’ai suivi une formation à l’écoute qui a transformé mon approche du métier. Souvent, quand on est jeune médecin, on croit tout savoir des autres. Là, j’ai appris la modestie. On ne sait rien d’emblée, parce que chaque personne a son histoire et sa façon de réagir. Le meilleur moyen de savoir un peu et de comprendre, c’est d’écouter vraiment la personne, en partant de zéro... »
En septembre 2006, lorsque Catherine Roche prend sa retraite, elle souhaite que tout ce qu’elle a appris ne soit pas perdu. Elle a envie de donner un peu de ce qu’elle a reçu. Reste à trouver le cadre. « Je suis tombée sur une documentation présentant l’association fondée par Xavier Emmanuelli, Les Transmetteurs, qui répondait très exactement à ce que je recherchais. »
Son principe : les médecins retraités ont des compétences et une expérience qu’il serait dommage de ne pas utiliser. Elles peuvent être précieuses en cas de crise sanitaire, par exemple.
« J’ai suivi des miniformations pour acquérir des gestes techniques et méthodologiques dont je n’avais pas la pratique dans mon exercice passé. Cela devrait me permettre de me rendre utile... »
Les Transmetteurs
souhaitent également former des jeunes aux métiers de proximité du secteur médico-social. « Il s’agit de transmettre quelque chose sur le savoir-être (plus que sur le savoir- faire) aux jeunes qui vont se diriger vers les nouveaux métiers d’aide à la personne (personnes handicapés, âgées, atteintes de la maladie d’Alzheimer, en déshérence, etc.) », comme Catherine Roche, retraitée, certes, mais pas en retrait.

https://www.conseil-national.medecin.fr/sites/default/files/cn_bulletin/odm%20nov%202008%20complet.pdf

 

 

Forces Femmes aide les + de 45 ans à (re)trouver une activité professionnelle
 

Trouver un emploi après 45 ans ? Pas simple. Encore moins lorsque l’on est une femme. Pour les aider à retrouver un emploi ou lancer leur activité, l’association Force Femmes les accompagne dans leur démarche.

Nous avons participé à l’atelier sur les stéréotypes associés aux seniors dans le monde professionnel. Reportage.

Marie a fait toute sa carrière dans la finance, Juliette s’est réinstallée en France depuis une dizaine de jours après avoir travaillé plus de 20 ans à l’étranger, Corinne a dû s’arrêter de travailler pour se soigner… Toutes ont un profil et un parcours professionnel différents, elles ont travaillé dans des secteurs d’activité aux antipodes, leur niveau d’études diffèrent. Leurs points communs ? Ces femmes de plus de 45 ans cherchent un emploi.
Ce matin de janvier illuminé d’un éclatant soleil d’hiver aux températures en dessous de zéro, huit quadra, quinqua et plus participent à un atelier visant à sensibiliser aux stéréotypes accolés aux seniors dans le monde professionnel. En effet, après 45 ans, mais surtout à partir de 50 ans, un salarié est considéré comme un senior en entreprise. Si certains honnissent le mot – « Pour moi senior ce sont les plus de 80 ans », réagit Elsa – toutes s’accordent sur le fait que leur âge pose « peut-être » problème auprès des recruteurs. « Mais ils ne le disent pas explicitement…», glisse l’une. « Ils prétextent le salaire trop élevé », « les entretiens se passent bien mais ils ne rappellent pas » témoignent-elles toutes en chœur.

Et les statistiques corroborent ces impressions. En France, l’âge est la première des discriminations, le genre le deuxième. Autant dire que les femmes passées 45 ans cumulent les difficultés. De ce constat est né Force Femmes. Depuis 10 ans, l’association combat les idées reçues et accompagnent les femmes seniors dans l’emploi ou la création d’activité, à travers des ateliers comme celui de ce matin et un suivi personnalisé. Par ailleurs, Force Femme pour qui « l’intergénérationnel est une force et participe à la mixité professionnelle nécessaire aux entreprises » travaille à faire évoluer et changer les mentalités à l’extérieur.

Stéréotypes négatifs et positifs
« Cela faisait longtemps que je réfléchissais à monter un atelier sur les stéréotypes. Mais j’hésitais. J’avais peur que cela soit déprimant pour les participantes », explique Sophie Hollanders, l’animatrice bénévole de l’atelier pour Force Femme. L’experte en ressources humaines et en prévention des discriminations poursuit : « mais j’ai travaillé sur la pédagogie de l’atelier et les exercices de sorte que les participantes prennent conscience de l’existence de stéréotypes et apprennent à les déconstruire ». « Face à ces stéréotypes, elles doivent se préparer, apprendre à rassurer et minimiser les risques », précise-t-elle. En effet, d’après une étude réalisée par Force Femmes en 2015, les cabinets en ressources humaines déclarent pour 47 % d’entre eux qu’il est difficile de placer une femme de plus de 45 ans.

Après que chacune se soit présentée aux autres en partageant ses attentes de la matinée, l’atelier à proprement parlé a démarré. Qu’est-ce qu’un préjugé, une discrimination, un stéréotype ? Sophie Hollanders rentre dans le vif du sujet. Une fois les définitions clarifiées, les participantes sont invitées à lister les stéréotypes dont pâtissent les seniors dans le milieu professionnel. « Un senior manque de dynamisme », « ne connaît pas le digital », « a du mal à s’adapter ». Les réponses fusent, il n’en manque qu’une, celle-là même que les huit femmes ont pourtant spontanément évoqué en tout début de matinée. « Un senior coûte cher », complète l’animatrice. Mais à côté de ces stéréotypes négatifs en existent des positifs que les participantes relèvent tout aussi facilement : l’expérience, l’autonomie, l’organisation et la capacité de recul.

Distiller des informations
Du côté des cabinets RH et des recruteurs les perceptions sont les mêmes. Une bonne nouvelle estime Marie : « si tout le monde partage les mêmes stéréotypes, nous savons à quoi nous attendre, nous pouvons donc nous y préparer ». Et c’est tout l’objectif de ces ateliers. En l’espèce, Sophie Hollanders suggère de « distiller des informations » verbales et non verbales qui iront à l’encontre de ces idées pré-conçues. Préférez ainsi l’ajout de l’adresse de son compte twitter sur son CV plutôt que d’affirmer en entretien que le digital est notre dada.

Après la théorie, place à la pratique. « Si vous êtes embauchée, votre manager direct aura 15 ans de moins que vous. Comment imaginez-vous que cela puisse se passer ? » demande l’animatrice. Samira parle  d’une expérience professionnelle similaire qui s’est parfaitement déroulée, des avantages d’une relation intergénérationnelle et de la « complémentarité des compétences ».
Les participantes sont unanimes. « L’écho collectif est intéressant, elles peuvent se rendre compte que les difficultés sont partagées explique Sophie Hollanders.

L’exercice se répète avec d’autres questions sur l’adaptabilité et le salaire. Dans une enquête menée par l’association, 68 % des femmes disent être prêtes à faire des concessions sur le salaire pour retrouver un emploi. « Les femmes acceptent une baisse de salaire de l’ordre de 22% en moyenne, précise-t-elle. Mais c’est à vous de définir un minimum en deçà duquel vous ne descendrez pas ».

Après trois heures d’atelier, l’humeur du groupe est enthousiaste. « Cet atelier a permis de clarifier la question des stéréotypes, développer des arguments auxquels on ne pensait pas, notamment les positifs qui peuvent devenir des atouts », explique Marie. Et peut-être aussi en se disant « 45 ans et alors ? », comme le slogan de l’association le suggère.


En savoir plus sur http://www.respectmag.com/18441-force-femmes-emploi-senior#ThG2TmWfgfxOf340.99
 

A propos

Nous sommes des femmes et des hommes de bonne volonté, luttant en Belgique et en France, depuis 2003, contre la discrimination par l'âge dont font l'objet les seniors et pour la liberté de choix de ceux qui désirent continuer à exercer une activité lucrative après 45 ans, sans subir rejets, préjugés, pénalités ni contraintes administratives.

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