La pénurie de talents est au centre des préoccupations des DRH selon le cinquième baromètre Liaisons Sociales-CSC-Entreprise & Personnel.

55 % des DRH interrogés estiment que l’amélioration de la gestion des compétences est leur axe prioritaire en politique de ressources humaines.
49 % des 121 DRH interrogés considèrent également comme essentiel d’attirer et retenir les meilleurs éléments.
Mais Jean-Marie Peretti, professeur à l’Essec souligne les dangers de cette focalisation, qui risque de conduire à négliger les salariés moins performants, qui forment pourtant la majeure partie des effectifs.
Cette attitude des DRH s’explique largement par le fait que l’on est entré dans une ère de pénurie. Mais avec des structures RH de plus en plus allégées, l’entreprise connaît parfois mal l’étendue de ses ressources internes et a tendance à aller chercher ailleurs ce qu’elle possède déjà.
L’obsession du recrutement performant a par ailleurs un effet pervers : le délaissement des fonctions de base des DRH, telle que l’amélioration du dialogue et la préservation de la paix sociale dans l’entreprise (seulement 16 %).
La gestion des compétences est citée comme un objectif prioritaire par 44 % des sondés, contre 36 % seulement pour l’amélioration du climat social ou 19 % pour la maîtrise des coûts salariaux.
L’accompagnement des réorganisations redevient par ailleurs un élément important.
Il s’agit de transformer l’entreprise pour affronter la mondialisation (53 %), les évolutions technologiques (49 %) ou la nécessité d’accroître l’export (49 %). Mais le retour à la hausse de cet indicateur ne signifie pas une relance des plans sociaux.
Preuve en est : la formation est la solution la plus souvent citée (49 %) pour permettre l’accompagnement des réorganisations. (Liaisons Sociales, p71-75, Éric Béal, 01/11/07)