BELGIQUE

Toutes les années de travail effectif compteront désormais pour le calcul de la pension

La Chambre des Représentants réunie en séance plénière a voté en faveur du projet de loi relatif à la suppression de la limitation à l’unité de carrière.

L’objectif est de permettre à ceux qui poursuivent le travail après une carrière complète (45 ans) de se constituer des droits de pensions supplémentaires.
Jusqu’à présent, un travailleur salarié ou indépendant, qui a commencé sa carrière professionnelle à 18 ans et qui part à la retraite à 65 ans après avoir travaillé de façon continue à temps plein, comptait 47 ans de carrière. Or, sa pension n’était calculée que sur 14.040 jours (ou 45 ans).

Pour le calcul des pensions prenant cours à partir du 1er janvier 2019, il sera tenu compte de toutes les journées de travail, même de celles qui sont prestées après une carrière de 14.040 jours (45 ans). Ainsi, ceux qui ont une carrière professionnelle de plus de 45 ans seront donc récompensés et percevront, en comparaison avec la règlementation actuelle, un montant de pension plus élevé.

Exemple :

Michel perçoit un salaire de 3.000€ bruts par mois. Il a déjà 45 années de carrières mais décide de travailler 2 années de plus. Grâce à la réforme, ces deux années de travail lui permettront d’augmenter sa pension de 52,98€ par mois.

 Cette réforme, qui donne suite à la recommandation de la Commission de réforme des Pensions 2020-2040, traduit la volonté du Gouvernement de renforcer le lien entre la carrière prestée et le montant de la pension.

Le Ministre BACQUELAINE :

« Notre système de pension doit encourager la poursuite d’une activité professionnelle mais doit aussi mieux récompenser le travail presté. Désormais, toutes les années de travail effectif seront prises en considération dans le calcul de la pension

Commentaires seniorFlex

Voilà une mesure tres attendue et réclamée depuis longtemps par SeniorFlex

La 23e édition du salon de l'emploi et de la création d'activités se déroulera demain à Charleroi.
Il s’agit du plus grand salon de recrutement de Wallonie qui se tiendra à Charleroi Expo.
3 500 mètres carrés y seront consacrés à la recherche et à l'offre de jobs.
7 000 personnes se sont déjà pré-inscrites et plus de 60 entreprises sont annoncées, avec des propositions de boulot à la clé.

A côté de cela, des conférences, des ateliers et des animations sont également prévus tout au long de la journée.

Léo Sclapari, l'organisateur, explique : " On a 34 ateliers et conférences auxquels les visiteurs peuvent participer.
Alors, ça va de la conférence sur la manière de bien rédiger un CV ou de bien se conduire lors d’un entretien et puis, sur la manière de bien profiler son futur employeur.
Alors, nous avons aussi trois focus cette année :
le premier concerne les plus de 45 ans,
puis il y a la matinale sur la création d’entreprises avec trois conférences intéressantes et spécifiques
et, enfin, les réseaux sociaux et la recherche d’emploi tout au long de la journée.

https://www.rtbf.be/info/regions/hainaut/detail_le-plus-grand-salon-wallon-pour-l-emploi-a-charleroi-expo-ce-jeudi-22-octobre?id=9114673

 

Commentaires SeniorFlex

Visitez ces salons vous amplifierez vos chance, apprendrez à mieux vous présenter, connaitrez les entreprises qui recrutent

Indépendant, voici ce qui va changer pour vous avec la réforme Michel

Publié : mercredi 2 août 2017 Par Marine Martin - Références

Le gouvernement a concocté un paquet de mesures qui impacteront vos finances “perso”.
Voilà ce à quoi vous devez vous attendre si vous êtes indépendant
, relaye l’Écho.

  • Seuil de cotisations pour les starters

Dès le 1e janvier 2018, si vous vous lancez en tant qu’indépendant à titre principal, vous paierez des cotisations sociales selon un nouveau schéma de revenus qui fixe des seuils progressifs pendant les trois premières années.

Actuellement, vous payez des cotisations provisoires calculées sur un revenu forfaire de 13.296,25 euros.
Les nouveaux seuils proposés sont de 4.432,08 euros la première année, 8.864,17 euros la deuxième année et 13.296,25 euros à partir de la troisième année.

> Voir aussi : Quels changements à venir pour les indépendants?

  • Déductions pour investissement

Le taux de la déduction des PME et des indépendants pour les investissements professionnels qui interviendront durant les périodes imposables se clôturant en 2018, 2019 et 2020 vont tripler, passant de 8 à 30%. Le taux redescendra ensuite à 10%.

  • Réduction du mois de carence

Pour l’instant, les indépendants qui interrompent leur activité pour cause de maladie ou accident ne bénéficient pas d’indemnités au cours du premier mois d’incapacité. Ce mois de carence sera réduit: les indépendants percevront une indemnité après deux semaines.

> Lire aussi  : Le travail freelance est de plus en plus envisagé par les Européens

  • Frais forfaitaires

Les montants des frais professionnels forfaitaires à l’impôt des personnes physiques pour les indépendants seront progressivement harmonisés, en prenant exemple sur la méthode actuellement applicable aux salariés : actuellement, le maximum est de 4.320 euros de frais forfaitaires pour un salarié. Cette réforme ne s’appliquera pas aux dirigeants d’entreprises.

  • Pension du deuxième pilier

Les indépendants en personne physique pourront cotiser dans le second pilier de la pension (assurance groupe). Pour l’instant, seuls les indépendants en société y ont droit.

  • Flexi-jobs

Dès janvier 2018, les pensionnés pourront exercer un flexi-jobs.

En quoi engager du personnel plus âgé est-il avantageux ?

"Le fait que les personnes âgées de plus de 55 ans devraient moins travailler est un mythe" (Nele Le Cuyper, professeur en psychologie du personnel à l'Université Catholique de Louvain).

Nous devrons tous travailler plus longtemps, c’est un fait.
Ne serait-il pas temps d’oublier l’image du travailleur d’un certain âge à bout de souffle et de mettre sous les projecteurs la valeur ajoutée des employés de plus de 55 ans ? Nous avons rencontré Nele De Cuyper, professeur en psychologie du personnel à l'Université de Louvain. Elle nous illustra l’exemple concret de deux travailleurs.

Les chiffres ne mentent pas. Si vous comparez le taux d'activité d’un Belge de plus de 55 ans (45%) avec celui d’un Suédois (80%), vous constaterez que quelque chose ne va pas avec notre politique de l'emploi au niveau des travailleurs d’un certain âge. "Nous ne pouvons pas nier que, en Belgique, nous avons une culture de sortie précoce du marché de l’emploi. Combien de fois n’entend-on pas des gens dire : 'quand est-ce que vous pourrez prendre votre retraite ?'", déclare le professeur Nele De Cuyper.

Dans les pays scandinaves, le nombre de retraites prises à 55 ans est particulièrement bas.
"Il faut tout de même préciser que, pendant leur carrière, les employés des pays nordiques ont beaucoup plus l’occasion de reprendre leur souffle", constate Nele De Cuyper. "Profiter de la vie n’est pas quelque chose qu'ils attendent à tout prix jusqu'à leur retraite. Ils ont le temps de le faire au cours de leur carrière. Le résultat est qu'ils travaillent jusqu’à un certain âge non pas parce qu’ils doivent mais parce qu’ils le souhaitent."

Les mythes autour des 55+

Dans notre société actuelle, l'âge est trop rapidement associé à une diminution de la productivité.
Le professeur De Cuyper explique ce que des études disent à ce sujet. "Le fait que les personnes de plus de 55 ans seraient moins productives est un mythe", conclut-elle.

S'il devait y avoir une différence au niveau de la performance mentale, celle-ci serait compensée par l’expérience acquise par la personne au fil des années. "Le stéréotype persistant que les travailleurs âgés ne veulent plus rien apprendre est tout à fait incorrect. Ils s’informent d’une autre manière, sans doute moins formelle, mais font bel et bien des efforts pour rester en phase avec la société technologique actuelle."

A bas les clichés

Avec l'âge, nos objectifs changent. Cela a se passe-t-il aussi sur le lieu de travail ?
"Des études montrent que les travailleurs âgés sont beaucoup plus stimulés par les relations socio-émotionnelles que par leur carrière. Un environnement de travail positif est bien plus apprécié qu'une promotion", remarque le professeur.

Ce qui la frappe est que les travailleurs d’un certain âge aiment transmettre leurs expériences et ont l’esprit orienté sur la sécurité. "Je pense par exemple à un électricien à qui l’on donne le rôle de coach. Grâce à son expérience, il sera bien placé pour expliquer les mesures de sécurité à ses collègues ainsi que la manière dont ils doivent se comporter pour satisfaire les clients.
Un autre exemple est celui d’une organisation où les pompiers d’un certain âge sont utilisés comme agents de sécurité. De cette manière, vous valorisez les qualités de vos travailleurs âgés de plus de 55 ans."

Les 55+ et la sécurité : la maturité en tant qu'atout

Un secteur dans lequel on apprécie la maturité des 55+ est celui de la sécurité. Geert Conings, directeur du recrutement et du développement au sein du cabinet de sécurité G4S à Vilvoorde, nous explique comment cela se passe. "Leur choix d'emploi est souvent délibéré et basé sur le long terme. L'expérience dont ils bénéficient est sans aucun doute un plus. Si une personne est réticente à l’idée qu’on examine le contenu de son sac à dos, le tact et l’expérience d'un gardien de sécurité expérimenté sont plus que bienvenues."

Mais la médaille a-t-elle un revers ? Est-il suffisamment rentable pour une entreprise d’investir dans des travailleurs âgés de plus de 55 ans ?
"Dans de nombreux cas, un âge mûr apporte avec lui une certaine dose de sagesse. Souvent, les personnes plus âgées savent bien faire la distinction entre ce qui est essentiel et ce qui ne l’est pas", affirme Geert Conings. "Certes, j’admets que la formation d’un travailleur plus âgé prendra généralement plus de temps que celle d’un jeune diplômé mais il ne faut pas en faire une généralité. Après tout, l’âge n'est qu’un numéro.
Un 49+ d’aujourd’hui est un 50+ de demain."

Les 55+ et l’immobilier : les cheveux gris font confiance

Jan Vanonckelen, directeur général d’Immo Diest, admet avoir dû revoir certains stéréotypes au sujet des 55+. "C’est en engageant moi-même des personnes d'un âge mûr que je suis venu à la conclusion que certains préjugés n’étaient tout simplement pas vrais", explique-t-il.
"Oubliez déjà que les personnes âgées coûtent automatiquement plus cher. Pour elles, l’argent n'est pas l'élément qui a le plus d’importance."

Un autre argument décisif est qu'ils ne sont pas à jour en matière de nouveaux médias. "De fait, ils ont moins facile que les plus jeunes générations mais je constate que, au sein de nos équipes, les jeunes travailleurs partagent spontanément leurs connaissances en nouveaux médias avec leurs homologues plus âgés", affirme Jan Vanonckelen. "D'ailleurs, étant moi-même âgé de plus de 55 ans, je considère les cheveux gris comme un atout.

En communiquant, les personnes âgées montrent qu’elles ont un certain vécu et font part de leurs expériences. Elles véhiculent une sorte de confiance.

Si vous parvenez à consolider le tout avec un contenu de fonction intéressant, vous pouvez être sûr que votre relation avec vos clients sera bonne."

(eh/jy)

Remerciements à Jobat.be qui a publié cette interview.

Voilà de nombreuses années que SeniorFlex explique cela aux decideurs !

A propos

Nous sommes des femmes et des hommes de bonne volonté, luttant en Belgique et en France, depuis 2003, contre la discrimination par l'âge dont font l'objet les seniors et pour la liberté de choix de ceux qui désirent continuer à exercer une activité lucrative après 45 ans, sans subir rejets, préjugés, pénalités ni contraintes administratives.

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