FRANCE

Pour alleger les charges et les obligations des employeurs, le gouvernement modife le code du travail.

Des réactions vives apparaissent, mais il faut etudier le texte qui comporte des cotés tres positifs.

 

1. Des indemnités prud'hommes encadrées

Les indemnités versées par l'employeur condamné pour licenciement sans cause réelle et sérieuse aux prud'hommes sont encadrées dans un barème, comprenant un plancher et un plafond. Un plancher plus bas est prévu pour les TPE (moins de 11 salariés). 

2. Un formulaire-type pour licencier est créé

L'employeur pourra utiliser un formulaire-type en lieu et place de la classique lettre de licenciement. Il sera autorisé à apporter des précisions sur les motivations de sa décision dans un second courrier

3. Les ruptures conventionnelles collectives instaurées

La rupture conventionnelle collective est créée. Il s'agit d'un plan de départ volontaires (PDV), dont les contours (conditions à remplir pour en bénéficier, critères de départage entre les candidats au départ, mesures d'accompagnement ...) sont négociées par accord collectif. Celui-ci doit être homologué par la Direccte (Directions régionales des entreprises, de la concurrence, du travail et de l'emploi). 

LE COMPLÉMENT >> Code du travail: les drôles de mesures "pro-salariées" des ordonnances

4. Les difficultés économiques appréciées au niveau national

Le périmètre d'appréciation des difficultés économiques des multinationales sera désormais hexagonal. Une entreprise dont la filiale française est déficitaire, mais qui fait du profit dans une autre contrée, verra sa décision de lancer un plan social légitimée. Cette perspective a conduit les salariés de Whirlpool à contester leur licenciement aux prud'hommes mi-septembre, avant même d'avoir reçu leur lettre de licenciement. 

LE DÉCRYPTAGE >> Code du travail: pourquoi les grands groupes pourront licencier plus facilement

 5. La primauté de l'accord d'entreprise consacrée

Les ordonnances définissent trois blocs de négociation collective. Le premier concerne les thèmes que les branches conservent dans leur escarcelle. On y trouve notamment les salaires minima, les classifications, la mutuelle/prévoyance, l'égalité hommes-femmes, la période d'essai. Ainsi que les conditions de renouvellement des CDD et leur durée globale, et les conditions de recours au contrat de chantier dans leur secteur (lire plus loin). Cela ne veut pas dire qu'il ne peut y avoir d'accord d'entreprise sur le sujet. Mais, pour pouvoir s'appliquer, il faut qu'il offre des garanties "au moins équivalentes" (terme peu clair aux yeux des juristes, qui redoutent déjà des contentieux).  

Deuxième bloc, celui qui concerne les sujets qui reviennent à l'entreprise sauf si les branches décident expressément de garder la main dessus. C'est le cas de la prévention de la pénibilité, de l'emploi des travailleurs handicapés, des primes pour travaux dangereux ou insalubres. Si la branche verrouille ces sujets, un accord d'entreprise ne peut se déployer que s'il prévoit des "garanties au moins équivalentes".  

Pour "tout le reste" (primes d'ancienneté, 13e mois, droits familiaux de type "jours enfants malade", "jours supplémentaire post-congé maternité légal", etc), l'accord d'entreprise a la priorité, quand bien même il offrirait moins de garanties que l'accord de branche.  

LE MÉCANISME >> Code du travail: pourquoi votre rémunération pourrait baisser

C'est pour quand? Cette nouvelle articulation est en vigueur depuis lundi le 25 septembre. 

6. La signature d'accords sans syndicat permise

Les ordonnances avancent au 1er mai 2018 le moment à partir duquel tout accord d'entreprise, pour être valide, devra avoir été signé par des syndicats représentant au moins 50% des suffrages aux dernières élections professionnelles.  

À côté de cette exigence de majorité censée accroître la légitimité des accords conclus, le gouvernement met fin au monopole syndical pour signer des accords, notamment dans les PME. En l'absence de délégué syndical, les entreprises de moins de 50 salariés pourront négocier un accord directement avec un élu non mandaté. Dans les TPE de moins de 11 salariés, et même dans les entreprises jusqu'à vingt salariés si elles n'ont aucun élu, l'employeur pourra soumettre son projet à référendum.  

7. Le CDI de chantier étendu

Dans les branches qui décideront de le mettre en place, le CDI de chantier permettra aux entreprises d'engager des salariés pour le temps d'un projet. Il s'agira d'un CDI au sens où la date du terme du contrat ne sera pas connue au moment de la signature du contrat. Mais il sera précaire dans le sens où il aura vocation à se terminer une fois la mission terminée. Il ne donnera pas lieu pour autant à la perception de la prime de précarité, comme dans un CDD classique

8. L'accord de compétitivité simplifié

Un accord collectif modifiant la rémunération mensuelle, l'organisation, les horaires de travail ou le lieu de travail du salarié pourra désormais être conclu sans que l'impératif du maintien ou du développement de l'emploi soit en jeu: il suffira, disent les ordonnances, que l'accord réponde "aux nécessités liées au fonctionnement de l'entreprise". Une définition qui ouvre tous les champs des possibles. Ces accords, tous comme leurs prédécesseurs (AME (accords de maintien dans l'emploi), APDE (accords de préservation et de développement de l'emploi), accords dits "loi Aubry"...) s'imposeront sur le contrat de travail. 

Le licenciement du salarié refusant de se le voir appliquer répondra à un régime spécifique: il sera présumé pour cause réelle et sérieuse

9. La fusion des IRP imposée

Les délégués du personnel (DP), le comité d'entreprise (CE) et le comité d'hygiène et de sécurité (CHSCT) sont regroupés en une seule instance de représentation: le comité social et économique (CSE). Les moyens alloués à ce CES doivent être fixés par décret.  

LES INQUIÉTUDES >> Macron veut la fusion des représentants du personnel: dangereux?

Par accord d'entreprise, les délégués syndicaux pourront rejoindre le CSE et l'instance, aux capacités de négociation, prendra alors le nom de conseil d'entreprise.  

C'est pour quand? Ceux qui n'ont pas signé d'accord pré-électoral doivent passer au CSE dès aujourd'hui. Les autres ont jusqu'à 2019 pour le mettre en place. Des décrets précisant les moyens alloués aux élus doivent être publiés avant la fin 2017.  

10. Le télétravail encouragé

Le télétravail pourra être pratiqué de façon ponctuelle, sans qu'un avenant au contrat de travail soit nécessaire et sans qu'il y ait besoin de fixer un jour spécifique dans la semaine. Dans les plages horaires du télétravail, l'accident survenant sera présumé être un accident du travail.  

Par ailleurs, un employeur refusant le télétravail à un salarié devra pouvoir le justifier par des impératifs liés au fonctionnement de l'entreprise.  

LE CONTEXTE >> Télétravail: ces changements que réclament les partenaires sociaux

L'emploi des seniors est une préoccupation pour Fabrice Rey, directeur de Créativ', le cluster emploi de Dijon métropole.
Il revient pour Infos-Dijon sur une expérience menée début juillet et insiste : «l'opération sera améliorée et renouvelée, car les plus de 50 ans ne sont pas reçus en entretiens d'embauche et n'ont plus accès aux entreprises».

En organisant début juillet «Regards Croisés, Ressources Cachées», un «anti-job-dating» qui avait pour but de mettre en relation des demandeurs d'emploi seniors et des entreprises, Créativ', le «Cluster Emploi-Compétences du bassin dijonnais» a montré une volonté forte de s'attaquer au problème de l'emploi des seniors.

Retour avec Fabrice Rey, directeur de Créativ', sur cette expérience, sa naissance, les espoirs qu'elle suscite, et les enjeux du retour à l'emploi des plus de 50 ans.

Comment est née l'idée d'une opération spéciale pour les demandeurs d'emplois seniors ?

Ce projet est la concrétisation d'une première rencontre qui a eu lieu en octobre dernier entre Nathalie Perrin pour la CPME, Mikael Pouille pour le Medef, et Océane Charret-Godard, conseillère de Dijon Métropole en charge de l'Emploi et présidente de Créativ' (anciennement Maison de l'Emploi et de la Formation) et moi-même. On s'est demandé ce qu'on pouvait faire ensemble car nous, Créativ', avons le souhait de travailler plus intensément avec les organisations patronales. Il se trouve qu'en mai 2016, la Maison de l'Emploi avait organisé une journée professionnelle axée sur l'emploi des seniors, en partant du constat que l'on n'accompagne pas les seniors de la même façon que les jeunes ou les actifs qui passent avec agilité d'un contrat de travail à un autre. Les seniors demandent un accompagnement spécifique dans un contexte où on leur demande de travailler plus longtemps et où ils ont plus de difficultés d'accès aux entreprises. Clairement, quand une entreprise reçoit 100 cv, elle ne priorise pas ceux des seniors.

Comment avez-vous pensé cette opération pour qu'elle colle aux problèmes concrets des demandeurs d'emplois concernés ?

Nous avions fait une vidéo à cette occasion avec cinq demandeurs d'emploi seniors pour mieux comprendre tout ça, pour savoir où ils en étaient dans leur projet professionnel, comment se passait pour eux l'accompagnement à l'emploi au sein du Plie (un des dispositifs de Créativ'), etc. Ce qui nous a marqué en les écoutant, et qui faisait du bien, c'est qu'ils disaient tous «on ne veut pas qu'on nous donne un job, qu'on fasse preuve de philanthropie avec nous, mais on veut avoir l'opportunité de nous vendre, de rencontrer des entreprises. Or, nous n'avons plus accès aux entretiens d'embauche».

En quoi consiste «l'anti-job-dating» ?

Quand on s'est revus début 2017, nous avons proposé au Medef et à la CPME de travailler sur une idée d'«anti-job-dating».
L'idée est d'arrêter de mettre la pression aux gens en leur disant qu'ils ont peut-être le boulot de leur vie au terme d'un entretien de dix minutes, mais qu'ils devront se débrouiller pour le mener à bien.

Là, on enlève la pression de la recherche d'un emploi immédiat mais on leur donne l'opportunité de rencontrer des entreprises pour présenter leurs motivations et leurs compétences. L'idée est de les aider à préparer l'exercice car l'entretien d'embauche, c'est du théâtre, et chronométré ! Là, on leur a dit : «vous n'avez pas dix minutes pour aller décrocher un emploi mais vous avez dix minutes pour expliquer qui vous êtes, et ensuite, les entreprises, en tant qu'employeur, vont vous dire ce qu'elles en pensent, ce qu'elles trouvent séduisant ou pas, comment elles voient votre façon de valoriser vos compétences, est-ce qu'en terme de posture, de discours, de tenue, etc. vous êtes convainquant ?» Finalement, aujourd'hui, les entreprises recrutent moins sur les compétences métiers que sur les compétences sociales et relationnelles, ce qu'on appelle le savoir-être. Nous, notre discours est de dire que tout ce qu'englobe le «savoir-être», ce sont des compétences à part entière.

C'est une sorte de coaching ?

En quelque sorte. L'idée était que chaque demandeur d'emploi senior, il y en avait 18, rencontre trois chefs d'entreprise ou cadres d'entreprise, il y en avait 18 aussi, pour justement avoir un retour diversifié, car tout ceci n'est pas une science exacte. On observe que les demandeurs d'emploi seniors pensent qu'ils ne servent plus à rien, doutent de leurs compétences, ont l'impression d'être inutiles, et s'enferment finalement dans un cercle vicieux où plus ils doutent, plus ils ont de difficultés à parler de leurs atouts.

Les entreprises ont elle joué le jeu ?

Le Medef et la CPME ont été immédiatement intéressés, et ont mobilisé leurs entreprises en les prévenant qu'il ne s'agissait pas de venir avec une offre d'emploi toute prête et de trouver la perle rare, mais qu'il s'agissait avant tout de consacrer deux heures à des personnes qui n'ont plus de contact avec les entreprises. Bien-sûr, ce que l'on espère tous, c'est que dans ce genre d'opération, il y ait quelques employeurs qui se disent «tiens, lui… est-ce que j'ai vraiment envie de le laisser partir ?» Mais c'est une sorte de cerise sur le gâteau. Ce n'est pas l'objectif poursuivi, même si on espère que ce sera un effet indirect de ces rencontres.

Les entreprises ont un peu douté au début, en se demandant quelle motivation pouvaient avoir les demandeurs à venir s'il n'y a pas d'offre d'emploi. Mais on leur a bien expliqué qu'au regard du rapport entre le nombre d'offres et le nombre de demandeurs, ce sont toujours les mêmes qui s'en sortent, et que ces seniors sont toujours laissés sur le carreau. On ne va pas se mentir, les entreprises cherchent constamment du «sang frais», des jeunes avec une culture moderne.
Ces seniors ont la culture du CDI à temps plein, ce qui était la norme il y a encore quinze ans. Mais le marché a énormément évolué, et les codes culturels ont changé. Aujourd'hui, qu'on le regrette ou pas, les CDI représentent 7% des offres d'emploi. Il faut s'adapter à ça.

Vous allez renouveler l'opération ?

Ce type d'événement sera reconduit au deuxième semestre. Nous avons donné une grille aux entreprises qui ont participé pour savoir ce qu'elles ont retenu des points forts et points faibles des demandeurs d'emplois qu'elles ont rencontrés, et les demandeurs d'emplois ont eu la même chose à faire. Cela va nous permettre de reprendre tout ça pour mieux travailler tous les aspects du dispositif, et rendre les candidatures des seniors plus efficaces aux prochains entretiens.

L'emploi des seniors est-il un enjeu important ou juste un «plus» apporté par Créativ' ?

Pour Créativ', l'emploi des seniors est vraiment un sujet majeur.
Pour moi, il y a deux sujets primordiaux : l'emploi des seniors et les travailleurs pauvres. Aujourd'hui, il n'y a quasiment rien sur ces sujets là.

On a amené les gens à travailler plus longtemps. Maintenant, il faut se demander comment on les aide à le faire, comment on crée les conditions pour ça, y compris en termes d'offres de services et d'accompagnement. Rien ne se joue de la même façon pour les seniors, mais tous les dispositifs sont axés sur les jeunes demandeurs d'emplois. Or, on assiste depuis une dizaine d'années à une accélération des mutations dans les entreprises. Le travail a changé et on voit de plus en plus de gens qui ont des compétences obsolètes aujourd'hui.

Le bassin dijonnais est-il particulièrement touché par ce problème ?

Tout ça, ce sont des choses que l'on observe sur tous les territoires, dans le bassin dijonnais comme ailleurs en France. Dijon a eu un atout, c'est que la crise a eu moins d'effet dans sa première partie, entre 2008 et 2012. A cette époque, Dijon était moins impactée par la crise économique en terme de chômage car la structure des emplois y jouait un rôle d'amortisseur. Et le fait d'être dans une capitale régionale, dans le poumon économique de la Région, c'est un avantage énorme.

Recueilli par Nicolas Richoffer

 

La Fides a proposé tant à Pole Emploi qu'au Ministere du Travail et de l'Emploi de créer ce type d'action en liaison avec nos membres, associations locales de terrain,
Si l'idée a été jugée séduisante, 4 ans après nous n'avons pas vu de décision nationale. Il faut donc agir localement aevc des hommes de bonne volontée. Félicitation à Creativ'

Proposé par Ouest Activité voici une liste vous donnant 5 piste pur retrouver une activité après 45 ans

 

5 pistes pour trouver un emploi après 45 ans

''Comment gérer «TROP» pour de nombreux chercheurs d’emploi seniors ?
Ils s’évaluent souvent trop expérimentés, trop qualifiés, trop chers. Et souvent perdants d’avance…
Voici 5 clés pour permettre aux candidats seniors de repenser leur recherche d’emploi.

1 Comprendre ses atouts

Évacuer un premier malentendu. Bien évidemment que la discrimination à l’âge existe (!!!). Mais en restant "borné" sur ce sentiment de persécution, les candidats en viennent à oublier leurs atouts et courbent l'échine.

"Si 65% des recruteurs professionnels voient l’expertise comme principal atout des seniors, seuls 39 % des candidats de plus de 45 ans songent à vraiment mettre en avant leur expérience acquise ! (Étude de l'association À Compétence Égale)"

D'où l'importance pour tout candidat en recherche d'emploi, d'avoir une approche positive, de viser un résultat et non une attitude dans l’excuse. Et savoir axer leur discours sur leurs compétences avec l’énergie et l’affirmation de soi nécessaire...

 

2 Apprendre à répondre aux questions qui dérangent

Une auto-évaluation s’impose quand on a une longue histoire professionnelle. Se préparer à la question souvent posée en entretien : “Comment avez-vous vécu votre dernier licenciement ? ”. Très souvent des réponses ''toutes bêtes'' laissant  émaner rancœur voire agressivité.Les candidats doivent prendre un peu de recul sur eux-mêmes. Avoir conscience de certains défauts . Évaluer sa tenue de fonction en rapport aux compétences et aux envies ?Et si vous preniez un nouveau départ ? Savoir surprendre votre interlocuteur par votre lucidité et lui donner envie par votre bon sens.

3 Repenser son CV

C'est le cas de dire: revoir sa copie et  dépoussiérer son CV. Ne pas prendre à la lettre la définition latine de CV (déroulé de vie).  Stop au roman ou biographie. Le challenge consiste à alléger son CV sans rabaisser ses  vraies compétences. Se concentrer sur tout ce qui vous semble intéressant pour l’avenir et pensez à indiquer en premier les compétences (les vrais points d'appui qui rassurent) que vous possédez pour l’emploi convoité.

4 Redonner une impulsion à sa carrière

Le CV d'un senior est à peine un ''outil marketing''. Juste une histoire de vie professionnelle dont il faut évaluer la courbe. Réussite, échec, peu importe !!!

Pour la recherche d'un emploi, il faut savoir à quoi on aspire et rédiger son CV en conséquence.

Trop d’années, trop de postes, trop de chiffres, d’entreprises, trop de compétences, on y comprend plus rien dans votre carrière !!! Il est impératif de remettre de l’ordre, de retrouver de la cohérence et donc d'aller à l'essentiel.

5 S’adapter au marché

S'informer et s’adapter au marché. Réseauter, prendre des infos sur les salons et différents forums sur le sujet. Tout connaitre  sur les conditions de travail et les nouvelles pratiques en matière de salaire dans le secteur convoité. Et montrer, par tous les moyens, que l’on vit avec son temps. Penser aux bons réseaux sociaux : créer un blog sur votre domaine d’expertise et insérer un lien dans votre candidature. Un chômeur senior doit oser, dans tous les domaines, plus que les autres chômeurs !"

 

Commentaire SeniorFlex :
Voilà un apport de notre réseau français. Bravo à Ouest Activité ! C'est la demarche que nous proposons dans le cadre de notre action Flexsenior
Pour mettre en oeuvre cette démarche ou aller plus loin contactez nous 
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Coordination AGE FRANCE

 

A L’ATTENTION DES CANDIDATS AUX ELECTIONS LEGISLATIVES DE 2017

Un contexte démographique

En France, une personne peut être considérée comme « senior » ou personne âgée dès l’âge de 45 ans. Cette population des 45+ représente 45% de l’ensemble de la population française, soit plus de 29 millions de personnes (Estimations INSEE - 1/01/2016).
Or, quel que soit leur âge, ces 45% représentent une ressource non reconnue, souvent oubliée, voire contestée.
Elles sont des producteurs par leur travail et/ou leurs différentes activités bénévoles, des consommateurs et des prescripteurs de produits et de services, elles contribuent au développement d’une « silver économie » positive et à la richesse des liens sociaux intergénérationnels.

La coordination AGE France, qui les représente à travers ses associations adhérentes, attire l’attention des candidats aux élections législatives sur les points clés les concernant aujourd’hui et demain

Emploi des personnes âgées de 45 ans et plus

Cette préoccupation est déterminante pour permettre à des travailleurs de continuer à contribuer à la richesse nationale, à la protection sociale, à leur niveau de ressources dès l’âge de la retraite. Les points suivants méritent une particulière attention :

-         Reconnaître la complémentarité des savoirs et des savoir-faire entre les générations au sein des entreprises et autres organismes et favoriser équipes et projets intergénérationnels.

-         Revoir les réglementations en vigueur touchant les travailleurs et les entreprises

-         Adapter les politiques de l’emploi et les formations aux bassins d’emplois sous la responsabilité des collectivités territoriales

Sécurisation des ressources des retraités dont celle des pensions de retraite

La pérennité du système par répartition implique des ajustements principalement sur les points ci-après :

-    Réserver à la solidarité nationale la charge d’assurer les avantages de retraite non contributifs : minimum vieillesse et valorisation de certaines périodes de la vie
     (maladie, maternité, invalidité,…).

-   Favoriser l’attribution de droits nouveaux à retraite résultant de la contribution apportée lors du cumul emploi-retraite.

-  Maintenir le pouvoir d’achat des retraites par une revalorisation des pensions non inférieure à la hausse des prix.

-   Engager une réforme en profondeur de notre système actuel de retraite en préservant l’équité entre tous les cotisants et en assurant la solidarité intergénérationnelle.
    Laisser aux actifs le libre choix d’une vie active plus longue pour un meilleur niveau de vie et celui de la date de départ à la retraite pour assurer l’équilibre permanent d’un système de retraite par répartition.

-          

Face aux inégalités, un rebond nécessaire

Si les inégalités de revenus ne régressent pas, le taux de pauvreté des retraités a atteint 7.6 % de la population (INSEE, sur les revenus 2014, à 60 % du revenu médian). Des efforts doivent être portés dans plusieurs domaines :

-         Permettre à chacun, quel que soit son lieu de résidence, un égal accès aux professionnels de santé et aux structures de soins nécessaires, de façon permanente.

-         Les « restes à charge » en matière médicale deviennent trop lourds pour les petits budgets et les prix des médicaments seraient à examiner plus avant. Les mutuelles devraient être accessibles, voire obligatoires pour les retraités.

-         Discriminations et maltraitances liées à l’âge restent un combat de tous les jours pour les personnes âgées, du fait de législations difficilement mobilisables.

La solidarité nationale ne doit pas se désengager, qu’il s’agisse de ressources pour vivre dignement, d’accès aux services, d’aménagement de logements accessibles et de moyens de transports adaptés garantissant la mobilité pour tous.

 

Face à ces défis, les seniors et personnes âgées demandent à être partie prenante des décisions qui les concernent.

 

Les organisations françaises de la coordination AGE France

- ACS Bull

- ACLAP (Action de coordination de lieux et d’accueil aux personnes âgées)

- Association des retraités d’Air France (ARAF)

- Confédération française des retraités (CFR)

- Entente des générations pour l’emploi et l’entreprise (EGEE, « membre observateur »)

- Fédération des anciens du groupe Rhône Poulenc

- Fédération nationale des associations de retraités (FNAR)

- Fédération interrégionale pour le développement de l’emploi des seniors (FIDES)

- Fondation Armée du Salut (« membre observateur »)

- Générations Mouvement Fédération nationale

- Information, Défense, Action, Retraite (IDAR)

- Les petits frères des Pauvres

- Mouvement Chrétien des Retraités (MCR-« membre observateur »)

- Old Up

- Union des anciens du groupe BP

- Union fédérale des retraités des banques (UFRB)

- Union française des retraités (UFR)

- Union nationale des retraités CFTC (UNAR-CFTC)

- Union nationale interprofessionnelle des retraités CFE-CGC (UNIR- CFE- CGC)

 

Vous pouvez joindre les représentants français au Conseil d’Administration d’AGE Platform :

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.  -  Toute information sur la plateforme AGE Europe : www.age-platform.eu

 


Commentaire SeniorFlex :   AGE, la plateforme européenne des Seniors , dont SeniorFlex fait partie, via la FIDES,

attire l’attention des futurs élus français sur la problématique du vieillissement du tiers de la population.

SeniorFlex focalise ses actions sur l’activité professionnelle des seniors et pose les questions essentielles aux Présidents des partis belges avant chaque élection.

Nos gouvernants  ne peuvent plus longtemps ignorer les problèmes grandissants des Seniors !

Et les Seniors doivent faire entendre leurs voix –haute et claire- par l’intermédiaire de leurs associations.

 

Les Seniors sont tous des électeurs potentiels...

Réflexion !

Pourquoi y a t il un problème de l'emploi senior?

Parce que on a oublié l'homme en le considérant comme une machine à produire et non comme un être humain,  évolutif, apprenant
et capable de transmettre le savoir !

La responsabilité sociale de l'entreprise touche au développement de l'entreprise, du territoire où est implantée l'entreprise,  des emplois,
mais aussi de l'homme dans l'entreprise  etc

A propos

Nous sommes des femmes et des hommes de bonne volonté, luttant en Belgique et en France, depuis 2003, contre la discrimination par l'âge dont font l'objet les seniors et pour la liberté de choix de ceux qui désirent continuer à exercer une activité lucrative après 45 ans, sans subir rejets, préjugés, pénalités ni contraintes administratives.

Suivez-nous