FRANCE

Theme du Colloque : Emploi des seniors et veiillissement actif en Europe

        Evolution et Politiques Suivies

       Comparaison France Europe

       Emploi des Seniors en Allemagne

       Emploi des seniors en Italie

      Vieillissement actif au delà du travail

      Vieillissement au travail et bien etre à la retraite

      Evaluation multicritère du Vieillsement actif en Europe

 

Bien entendu SeniorFlex y etait présent

Remarquable colloque faisant un point de la situation montrant que si les statitsques semble montrer un mieux, le probleme n'est pas résolu
et l'evolution des mentalités et une volonté gouvernementale est nécessaire pour faire bouger les choses.

Compte rendu réservé à nos adherents  (sur demande par mail)

Dans le cadre du PLAN D'ACTIONS CONCERTÉES POUR L'ÉGALITÉ D'ACCÈS À L'EMPLOI ET DANS LE TRAVAIL EN ÎLE-DE-FRANCE, 

le 5 decembre 2017 de 8h  à 12h 30  se tiendra un seminaire sur le theme  :

Ages et perspectives de maintien en emploi dans l’entreprise

Lieu : 8 rue d'athene Paris 10e  

Inscription : http://www.egaliteeniledefrance.fr/

 

SeniorFlex sera présent !

 

Vous souhaitez vous reconvertir : tous les contacts et les infos, près de chez vous

Le 23 novembre, Le Groupe AEF organise la journée nationale de la reconversion professionnelle et double le salon francilien d'une journée portes ouvertes dans toute la France. A cette occasion, les partenaires du Groupe AEF ouvriront leurs portes pour renseigner toutes celles et ceux qui doivent ou ont envie de changer de vie professionnelle

https://www.nouvelleviepro.fr/salon/la-journee-porte-ouverte1

 

Paris n'est qu'à 1h30 voilà une occasion de faire le point et de trouver une nouvelle vision de votre avenir !

Pour alleger les charges et les obligations des employeurs, le gouvernement modife le code du travail.

Des réactions vives apparaissent, mais il faut etudier le texte qui comporte des cotés tres positifs.

 

1. Des indemnités prud'hommes encadrées

Les indemnités versées par l'employeur condamné pour licenciement sans cause réelle et sérieuse aux prud'hommes sont encadrées dans un barème, comprenant un plancher et un plafond. Un plancher plus bas est prévu pour les TPE (moins de 11 salariés). 

2. Un formulaire-type pour licencier est créé

L'employeur pourra utiliser un formulaire-type en lieu et place de la classique lettre de licenciement. Il sera autorisé à apporter des précisions sur les motivations de sa décision dans un second courrier

3. Les ruptures conventionnelles collectives instaurées

La rupture conventionnelle collective est créée. Il s'agit d'un plan de départ volontaires (PDV), dont les contours (conditions à remplir pour en bénéficier, critères de départage entre les candidats au départ, mesures d'accompagnement ...) sont négociées par accord collectif. Celui-ci doit être homologué par la Direccte (Directions régionales des entreprises, de la concurrence, du travail et de l'emploi). 

LE COMPLÉMENT >> Code du travail: les drôles de mesures "pro-salariées" des ordonnances

4. Les difficultés économiques appréciées au niveau national

Le périmètre d'appréciation des difficultés économiques des multinationales sera désormais hexagonal. Une entreprise dont la filiale française est déficitaire, mais qui fait du profit dans une autre contrée, verra sa décision de lancer un plan social légitimée. Cette perspective a conduit les salariés de Whirlpool à contester leur licenciement aux prud'hommes mi-septembre, avant même d'avoir reçu leur lettre de licenciement. 

LE DÉCRYPTAGE >> Code du travail: pourquoi les grands groupes pourront licencier plus facilement

 5. La primauté de l'accord d'entreprise consacrée

Les ordonnances définissent trois blocs de négociation collective. Le premier concerne les thèmes que les branches conservent dans leur escarcelle. On y trouve notamment les salaires minima, les classifications, la mutuelle/prévoyance, l'égalité hommes-femmes, la période d'essai. Ainsi que les conditions de renouvellement des CDD et leur durée globale, et les conditions de recours au contrat de chantier dans leur secteur (lire plus loin). Cela ne veut pas dire qu'il ne peut y avoir d'accord d'entreprise sur le sujet. Mais, pour pouvoir s'appliquer, il faut qu'il offre des garanties "au moins équivalentes" (terme peu clair aux yeux des juristes, qui redoutent déjà des contentieux).  

Deuxième bloc, celui qui concerne les sujets qui reviennent à l'entreprise sauf si les branches décident expressément de garder la main dessus. C'est le cas de la prévention de la pénibilité, de l'emploi des travailleurs handicapés, des primes pour travaux dangereux ou insalubres. Si la branche verrouille ces sujets, un accord d'entreprise ne peut se déployer que s'il prévoit des "garanties au moins équivalentes".  

Pour "tout le reste" (primes d'ancienneté, 13e mois, droits familiaux de type "jours enfants malade", "jours supplémentaire post-congé maternité légal", etc), l'accord d'entreprise a la priorité, quand bien même il offrirait moins de garanties que l'accord de branche.  

LE MÉCANISME >> Code du travail: pourquoi votre rémunération pourrait baisser

C'est pour quand? Cette nouvelle articulation est en vigueur depuis lundi le 25 septembre. 

6. La signature d'accords sans syndicat permise

Les ordonnances avancent au 1er mai 2018 le moment à partir duquel tout accord d'entreprise, pour être valide, devra avoir été signé par des syndicats représentant au moins 50% des suffrages aux dernières élections professionnelles.  

À côté de cette exigence de majorité censée accroître la légitimité des accords conclus, le gouvernement met fin au monopole syndical pour signer des accords, notamment dans les PME. En l'absence de délégué syndical, les entreprises de moins de 50 salariés pourront négocier un accord directement avec un élu non mandaté. Dans les TPE de moins de 11 salariés, et même dans les entreprises jusqu'à vingt salariés si elles n'ont aucun élu, l'employeur pourra soumettre son projet à référendum.  

7. Le CDI de chantier étendu

Dans les branches qui décideront de le mettre en place, le CDI de chantier permettra aux entreprises d'engager des salariés pour le temps d'un projet. Il s'agira d'un CDI au sens où la date du terme du contrat ne sera pas connue au moment de la signature du contrat. Mais il sera précaire dans le sens où il aura vocation à se terminer une fois la mission terminée. Il ne donnera pas lieu pour autant à la perception de la prime de précarité, comme dans un CDD classique

8. L'accord de compétitivité simplifié

Un accord collectif modifiant la rémunération mensuelle, l'organisation, les horaires de travail ou le lieu de travail du salarié pourra désormais être conclu sans que l'impératif du maintien ou du développement de l'emploi soit en jeu: il suffira, disent les ordonnances, que l'accord réponde "aux nécessités liées au fonctionnement de l'entreprise". Une définition qui ouvre tous les champs des possibles. Ces accords, tous comme leurs prédécesseurs (AME (accords de maintien dans l'emploi), APDE (accords de préservation et de développement de l'emploi), accords dits "loi Aubry"...) s'imposeront sur le contrat de travail. 

Le licenciement du salarié refusant de se le voir appliquer répondra à un régime spécifique: il sera présumé pour cause réelle et sérieuse

9. La fusion des IRP imposée

Les délégués du personnel (DP), le comité d'entreprise (CE) et le comité d'hygiène et de sécurité (CHSCT) sont regroupés en une seule instance de représentation: le comité social et économique (CSE). Les moyens alloués à ce CES doivent être fixés par décret.  

LES INQUIÉTUDES >> Macron veut la fusion des représentants du personnel: dangereux?

Par accord d'entreprise, les délégués syndicaux pourront rejoindre le CSE et l'instance, aux capacités de négociation, prendra alors le nom de conseil d'entreprise.  

C'est pour quand? Ceux qui n'ont pas signé d'accord pré-électoral doivent passer au CSE dès aujourd'hui. Les autres ont jusqu'à 2019 pour le mettre en place. Des décrets précisant les moyens alloués aux élus doivent être publiés avant la fin 2017.  

10. Le télétravail encouragé

Le télétravail pourra être pratiqué de façon ponctuelle, sans qu'un avenant au contrat de travail soit nécessaire et sans qu'il y ait besoin de fixer un jour spécifique dans la semaine. Dans les plages horaires du télétravail, l'accident survenant sera présumé être un accident du travail.  

Par ailleurs, un employeur refusant le télétravail à un salarié devra pouvoir le justifier par des impératifs liés au fonctionnement de l'entreprise.  

LE CONTEXTE >> Télétravail: ces changements que réclament les partenaires sociaux

L'emploi des seniors est une préoccupation pour Fabrice Rey, directeur de Créativ', le cluster emploi de Dijon métropole.
Il revient pour Infos-Dijon sur une expérience menée début juillet et insiste : «l'opération sera améliorée et renouvelée, car les plus de 50 ans ne sont pas reçus en entretiens d'embauche et n'ont plus accès aux entreprises».

En organisant début juillet «Regards Croisés, Ressources Cachées», un «anti-job-dating» qui avait pour but de mettre en relation des demandeurs d'emploi seniors et des entreprises, Créativ', le «Cluster Emploi-Compétences du bassin dijonnais» a montré une volonté forte de s'attaquer au problème de l'emploi des seniors.

Retour avec Fabrice Rey, directeur de Créativ', sur cette expérience, sa naissance, les espoirs qu'elle suscite, et les enjeux du retour à l'emploi des plus de 50 ans.

Comment est née l'idée d'une opération spéciale pour les demandeurs d'emplois seniors ?

Ce projet est la concrétisation d'une première rencontre qui a eu lieu en octobre dernier entre Nathalie Perrin pour la CPME, Mikael Pouille pour le Medef, et Océane Charret-Godard, conseillère de Dijon Métropole en charge de l'Emploi et présidente de Créativ' (anciennement Maison de l'Emploi et de la Formation) et moi-même. On s'est demandé ce qu'on pouvait faire ensemble car nous, Créativ', avons le souhait de travailler plus intensément avec les organisations patronales. Il se trouve qu'en mai 2016, la Maison de l'Emploi avait organisé une journée professionnelle axée sur l'emploi des seniors, en partant du constat que l'on n'accompagne pas les seniors de la même façon que les jeunes ou les actifs qui passent avec agilité d'un contrat de travail à un autre. Les seniors demandent un accompagnement spécifique dans un contexte où on leur demande de travailler plus longtemps et où ils ont plus de difficultés d'accès aux entreprises. Clairement, quand une entreprise reçoit 100 cv, elle ne priorise pas ceux des seniors.

Comment avez-vous pensé cette opération pour qu'elle colle aux problèmes concrets des demandeurs d'emplois concernés ?

Nous avions fait une vidéo à cette occasion avec cinq demandeurs d'emploi seniors pour mieux comprendre tout ça, pour savoir où ils en étaient dans leur projet professionnel, comment se passait pour eux l'accompagnement à l'emploi au sein du Plie (un des dispositifs de Créativ'), etc. Ce qui nous a marqué en les écoutant, et qui faisait du bien, c'est qu'ils disaient tous «on ne veut pas qu'on nous donne un job, qu'on fasse preuve de philanthropie avec nous, mais on veut avoir l'opportunité de nous vendre, de rencontrer des entreprises. Or, nous n'avons plus accès aux entretiens d'embauche».

En quoi consiste «l'anti-job-dating» ?

Quand on s'est revus début 2017, nous avons proposé au Medef et à la CPME de travailler sur une idée d'«anti-job-dating».
L'idée est d'arrêter de mettre la pression aux gens en leur disant qu'ils ont peut-être le boulot de leur vie au terme d'un entretien de dix minutes, mais qu'ils devront se débrouiller pour le mener à bien.

Là, on enlève la pression de la recherche d'un emploi immédiat mais on leur donne l'opportunité de rencontrer des entreprises pour présenter leurs motivations et leurs compétences. L'idée est de les aider à préparer l'exercice car l'entretien d'embauche, c'est du théâtre, et chronométré ! Là, on leur a dit : «vous n'avez pas dix minutes pour aller décrocher un emploi mais vous avez dix minutes pour expliquer qui vous êtes, et ensuite, les entreprises, en tant qu'employeur, vont vous dire ce qu'elles en pensent, ce qu'elles trouvent séduisant ou pas, comment elles voient votre façon de valoriser vos compétences, est-ce qu'en terme de posture, de discours, de tenue, etc. vous êtes convainquant ?» Finalement, aujourd'hui, les entreprises recrutent moins sur les compétences métiers que sur les compétences sociales et relationnelles, ce qu'on appelle le savoir-être. Nous, notre discours est de dire que tout ce qu'englobe le «savoir-être», ce sont des compétences à part entière.

C'est une sorte de coaching ?

En quelque sorte. L'idée était que chaque demandeur d'emploi senior, il y en avait 18, rencontre trois chefs d'entreprise ou cadres d'entreprise, il y en avait 18 aussi, pour justement avoir un retour diversifié, car tout ceci n'est pas une science exacte. On observe que les demandeurs d'emploi seniors pensent qu'ils ne servent plus à rien, doutent de leurs compétences, ont l'impression d'être inutiles, et s'enferment finalement dans un cercle vicieux où plus ils doutent, plus ils ont de difficultés à parler de leurs atouts.

Les entreprises ont elle joué le jeu ?

Le Medef et la CPME ont été immédiatement intéressés, et ont mobilisé leurs entreprises en les prévenant qu'il ne s'agissait pas de venir avec une offre d'emploi toute prête et de trouver la perle rare, mais qu'il s'agissait avant tout de consacrer deux heures à des personnes qui n'ont plus de contact avec les entreprises. Bien-sûr, ce que l'on espère tous, c'est que dans ce genre d'opération, il y ait quelques employeurs qui se disent «tiens, lui… est-ce que j'ai vraiment envie de le laisser partir ?» Mais c'est une sorte de cerise sur le gâteau. Ce n'est pas l'objectif poursuivi, même si on espère que ce sera un effet indirect de ces rencontres.

Les entreprises ont un peu douté au début, en se demandant quelle motivation pouvaient avoir les demandeurs à venir s'il n'y a pas d'offre d'emploi. Mais on leur a bien expliqué qu'au regard du rapport entre le nombre d'offres et le nombre de demandeurs, ce sont toujours les mêmes qui s'en sortent, et que ces seniors sont toujours laissés sur le carreau. On ne va pas se mentir, les entreprises cherchent constamment du «sang frais», des jeunes avec une culture moderne.
Ces seniors ont la culture du CDI à temps plein, ce qui était la norme il y a encore quinze ans. Mais le marché a énormément évolué, et les codes culturels ont changé. Aujourd'hui, qu'on le regrette ou pas, les CDI représentent 7% des offres d'emploi. Il faut s'adapter à ça.

Vous allez renouveler l'opération ?

Ce type d'événement sera reconduit au deuxième semestre. Nous avons donné une grille aux entreprises qui ont participé pour savoir ce qu'elles ont retenu des points forts et points faibles des demandeurs d'emplois qu'elles ont rencontrés, et les demandeurs d'emplois ont eu la même chose à faire. Cela va nous permettre de reprendre tout ça pour mieux travailler tous les aspects du dispositif, et rendre les candidatures des seniors plus efficaces aux prochains entretiens.

L'emploi des seniors est-il un enjeu important ou juste un «plus» apporté par Créativ' ?

Pour Créativ', l'emploi des seniors est vraiment un sujet majeur.
Pour moi, il y a deux sujets primordiaux : l'emploi des seniors et les travailleurs pauvres. Aujourd'hui, il n'y a quasiment rien sur ces sujets là.

On a amené les gens à travailler plus longtemps. Maintenant, il faut se demander comment on les aide à le faire, comment on crée les conditions pour ça, y compris en termes d'offres de services et d'accompagnement. Rien ne se joue de la même façon pour les seniors, mais tous les dispositifs sont axés sur les jeunes demandeurs d'emplois. Or, on assiste depuis une dizaine d'années à une accélération des mutations dans les entreprises. Le travail a changé et on voit de plus en plus de gens qui ont des compétences obsolètes aujourd'hui.

Le bassin dijonnais est-il particulièrement touché par ce problème ?

Tout ça, ce sont des choses que l'on observe sur tous les territoires, dans le bassin dijonnais comme ailleurs en France. Dijon a eu un atout, c'est que la crise a eu moins d'effet dans sa première partie, entre 2008 et 2012. A cette époque, Dijon était moins impactée par la crise économique en terme de chômage car la structure des emplois y jouait un rôle d'amortisseur. Et le fait d'être dans une capitale régionale, dans le poumon économique de la Région, c'est un avantage énorme.

Recueilli par Nicolas Richoffer

 

La Fides a proposé tant à Pole Emploi qu'au Ministere du Travail et de l'Emploi de créer ce type d'action en liaison avec nos membres, associations locales de terrain,
Si l'idée a été jugée séduisante, 4 ans après nous n'avons pas vu de décision nationale. Il faut donc agir localement aevc des hommes de bonne volontée. Félicitation à Creativ'

A propos

Nous sommes des femmes et des hommes de bonne volonté, luttant en Belgique et en France, depuis 2003, contre la discrimination par l'âge dont font l'objet les seniors et pour la liberté de choix de ceux qui désirent continuer à exercer une activité lucrative après 45 ans, sans subir rejets, préjugés, pénalités ni contraintes administratives.

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