FRANCE

Portée par la construction de paquebots géants, la navale recherche soudeurs, mécaniciens ou ingénieurs pour ses usines de Saint-Nazaire, mais ne pourra satisfaire les centaines de demandeurs d'emplois de la région.

Plus de 2.000 personnes se sont ruées vendredi, dossier et CV sous le bras, au premier salon du recrutement naval organisé dans la cité des paquebots, formant dès le milieu de matinée de longues files d'attente devant les stands d'une vingtaine de recruteurs, dont STX, DCNS, Eiffel Industrie, ainsi que des sous-traitants, pour tenter de décrocher un emploi parmi la petite centaine proposée.

Le profil recherché va «du soudeur jusqu'à l'ingénieur» et les postes, de l'intérimaire au CDI en passant par le CDD, explique David Saenz, de la société organisatrice du salon, Inter Pôle.

STX France, qui construit actuellement le plus grand paquebot du monde, «Harmony of the Seas», et un autre navire de la classe «Oasis» pour une filiale de l'armateur américain Royal Caribbean Cruises Ltd (RCCL), cherche ainsi des «dessinateurs, techniciens, ingénieurs, conducteurs de travaux», à la suite de «la remontée en charge de ces deux dernières années», indique son directeur des ressources humaines, Christophe Mabit.

Après un passage à vide en 2012, le constructeur naval a décroché plusieurs contrats successifs, et, avec son carnet de commandes rempli jusqu'à 2019-2020, a «aujourd'hui encore 80 CDI à pourvoir en 2015», ainsi qu'une «cinquantaine de CDD» et des alternants, selon M. Mabit.

STX France fait travailler actuellement 6.000 personnes, dont 2.400 salariés.

- 5 à 10 minutes pour convaincre -

Dans la file fournie menant à ce recruteur, où se côtoient postulants en jeans et costume-cravate, Valéry dit espérer «qu'avec le redémarrage de l'activité chez STX, il y aura du travail». Pour ce Parisien de 44 ans, qui a «fait un peu tous les métiers dans l'automobile, ingénierie, tôlerie, peinture» et qui cherche à se reconvertir à Saint-Nazaire, l'idéal serait de repartir avec «quelques contacts et quelques espoirs».

«En recherche d'emploi depuis quatre mois», Philippe, un habitant de la région qui «a travaillé dans la navale pendant une trentaine d'années», «espère au mieux décrocher deux entretiens à l'issue» du salon, pour un poste de directeur de projet, explique-t-il en attendant son tour, «pas surpris» de l'affluence, illustration selon lui des «3 millions de chômeurs en France».

 En un peu plus d'une heure de «speed dating», où le face-à-face entre recruteur et postulant dure «5 à 10 minutes maximum», le responsable des activités navales d'Eiffel Industrie, Franck Guillemant, a déjà repéré environ un tiers de «profils intéressants», notamment pour des postes de soudeurs et mécaniciens, qu'il pourrait «revoir la semaine prochaine».

 «Voir les gens, comme ici, même pendant 5-10 minutes, ça peut faire la différence. Ca fait du bien car aujourd'hui, on vous demande de mettre votre CV en ligne et il y a un côté déshumanisé de la recherche d'emploi. Ca vous isole, c'est déprimant», souligne Mercedes, 40 ans, «Bac +5, 15 ans d'expérience professionnelle et toujours pas de boulot en CDI».

 Après un bref entretien lors duquel on lui présente un poste d'acheteur, à durée indéterminée, elle retrouve «le moral et le sourire», et ira «candidater» pour l'offre, sur internet.

 Commentaire SeniorFlex /flexsenior :
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Seniors : si vous deveniez « expat » ?

Alors qu’aura lieu à Paris (Cité Universitaire) le salon «S'expatrier, mode d'emploi » le 27 mars prochain, revenons sur une véritable tendance de fond que l’on peut constater depuis quelques années : de plus en plus de seniors jouent la carte de l’expatriation… Pour vivre leur retraite, pour se rapprocher de leur famille ou pour donner un nouveau souffle à leur carrière professionnelle !

Voici donc une journée qui va peut-être vous permettre de sauter le pas : vous aider à devenir « expat », pour ensuite, sauter dans un avion.
En effet, ce salon permet à tous les candidats au départ (actifs et retraités) de se renseigner sur toutes les démarches à prendre en compte avant de s’installer à l’étranger (impôts, retraite, démarche juridiques, protection sociale, emploi, scolarité des enfants, etc.). 
  
Le fait est que de plus en plus de seniors jouent la carte de l’expatriation. A croire qu’ils ne se sentent plus très bien en France… Avec 251.223 expatriés de plus de 60 ans en 2014, cette population est donc de plus en plus nombreuse à envisager de vivre hors de l’Hexagone. Soit pour profiter d’une retraite plus au calme, au chaud et moins chère ; soit pour donner un nouveau souffle à leur carrière professionnelle.
De toutes les façons en France, passé un certain âge, on ne trouve plus de travail… 
  
Malgré cette évolution sociétale, les seniors expatriés restent majoritairement des retraités en bonne condition physique qui souhaitent jouir d’une certaine douceur de vivre à l’étranger (climat et pouvoir d’achat). Le Maroc et la Tunisie étaient des destinations très prisées, mais désormais c’est le Portugal qui s’avère être le « premier choix » ; pays européen particulièrement accueillant, et l’image du Maghreb s’est détériorée suite à la montée de l’islamisme. Des destinations éloignées comme l’Asie (Thaïlande, Vietnam, Cambodge) attirent également de plus en plus de seniors tentés par un coût de la vie inférieur à la France et du soleil toute l’année. 
  
Rappelons que le fait de partir vivre à l’étranger pour y vivre sa retraite n’empêche en rien de percevoir sa pension (heureusement), toutefois, il est primordial de prendre contact avec sa caisse de retraite avant son départ afin de connaître les différents aspects relatifs au versement de sa retraite. Soulignons qu’une expatriation est un véritable changement de vie. Radical à tous les niveaux. Dans ce contexte, il apparait évident qu’une expatriation réussie est essentiellement liée à la qualité de sa préparation. 
  
Quelques chiffres : 17% des jeunes retraités Français de plus de 65 ans vivant en France envisagent aujourd’hui une installation à l’étranger. Avec une progression de 11,65% entre 2014 et 2013 (251 223 expatriés de plus de 60 ans en 2014 contre 225 000 en 2013), les seniors représentent aujourd’hui 14% des expatriés français) un pourcentage inférieur à leur part dans la population française (23%) mais tout de même marquant.

Commentaire SeniorFlex: Une alternative possible pour la 2° carrière ?

L’expatriation, y avez-vous pensé ?   La France propose de bien se préparer...

Le ministre du travail promet des formations gratuites pour les chômeurs de longue durée

c'est l'une des 20 mesures proposées par le Ministre Rebsamen
Parmi les autres mesures, on relève :

Suivi personnalisé
Garde d'enfants,
Mise en situation professionnelle
Suivi de la santé des chômeurs
Encouragement et accompagnement des employeurs qui engagent
Contrat de professionalisation
Suivi dans l'emploi retrouvé

 

 en savoir plus

http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/DP_-_Nouvelles_solutions_face_au_chomage_de_longue_duree_09_02_2015.pdf

 

 

De plus en plus de seniors travaillent en France

Les carrières se sont allongées en France. Néanmoins, le taux d'emploi des 60-65 ans est deux fois plus important en Allemagne.

En dix ans, le nombre de seniors qui travaillent a considérablement augmenté: selon une étude des services du ministère du travail publié jeudi, 45,6% des 55-64 ans étaient en emploi en 2013, contre 37% en 2003.
C'est une des conséquences majeures des réformes successives des retraites.
A vrai dire, la progression s'est surtout faite sur les 55-59 ans, qui sont désormais 67,5% à travailler. Dans cette tranche d'âge, le taux d'emploi est en France supérieur de près de 3 points à la moyenne européenne.

En revanche, chez les 60-65 ans, il est inférieur de 11 points à celui de nos voisins: en 2013, à peine 23,3% des seniors français de ces générations étaient toujours en poste. C'est deux fois moins qu'en Allemagne. Dans de nombreux pays en effet, l'âge de départ à la retraite est plus élevé que dans l'Hexagone et tourne autour de 65 ans.

Sur les dernières années, la tendance n'était pas au resserrement de l'écart entre la France et ses voisins européens. En 2012, une des premières décisions du gouvernement Ayrault a été d'élargir les conditions de départ à la retraite pour carrière longue.
Résultat, 52.000 personnes de plus sont parties en retraite anticipée en 2013.
Ce qui a eu un impact sur les chiffres globaux: le taux d'activité (qui agrège les personnes en poste et au chômage) sous-jacent des 55-64 ans n'a presque pas augmenté cette année-là.

Globalement donc, les réformes des retraites ont provoqué un allongement de la carrière des seniors. Dans l'immense majorité, ces derniers ont conservé un travail, comme le montre la hausse du taux d'emploi. Le report de l'âge de départ à la retraite n'a pas provoqué l'explosion du chômage promise par certains syndicats. Le taux de chômage des 55-64 ans (7% fin 2013) est resté inférieur à celui des autres tranches d'âge.

Forte hausse du chômage

Néanmoins, les seniors n'ont pas été épargnés par la crise: de début 2008 à fin 2013, leur taux de chômage a grimpé de 3,2 points, contre une augmentation 2,8 points pour l'ensemble des actifs. L'habitude, en cas de difficultés, de se séparer d'abord des salariés les plus âgés, reste bien ancrée en France… Pour cela, les entreprises utilisent beaucoup les ruptures conventionnelles.
Pis, une fois sans emploi, les seniors ont plus de difficulté à retrouver un poste.
Fin 2013, 59% d'entre eux étaient au chômage depuis plus d'un an, une proportion nettement plus haute que pour l'ensemble des chômeurs (42%).

Les seniors sont également plus nombreux que les autres actifs à travailler à temps partiel. Ainsi, 36% des femmes de plus de 55 ans ne sont pas à plein temps: ce sont typiquement des assistantes maternelles et des employées de maison.

http://www.lefigaro.fr/emploi/2015/02/13/09005-20150213ARTFIG00009-de-plus-en-plus-de-seniors-travaillent-en-france.php

Commentaire SFx

 Des statistiques d'emploi très positives en France. Et en Belgique , que fait- on?  
       A-t-on des études sur le sujet ?

 

Initiative France et AG2R LA MONDIALE mettent en synergie leurs expertises respectives pour accompagner les porteurs de projet de plus de 45 ans via un dispositif en parfaite adéquation avec leurs besoins.

En effet, le « programme + 45 » se concrétisera par une offre modulaire permettant de s’adapter à tous les porteurs de projets : chaque entrepreneur aura un parcours personnalisé en fonction de sa situation personnelle. Initiative France coordonnera les savoir-faire de ses partenaires pour mettre en place :

• des méthodes et outils d’accompagnement adaptés aux seniors de plus de 45 ans,
• des partenariats favorisant la sensibilisation de ces publics à la création d’entreprise,
• des montages financiers partenariaux pouvant financer l’accompagnement
systématique de cette population active.

Le mode opératoire du projet, qui sera diffusé auprès de 12 plateformes pilotes d’Initiative France en 2013-2014, devra se déployer à l’ensemble du réseau au terme des 3 ans de soutien et d’accompagnement par AG2R LA MONDIALE.
L’ambition à terme est d’accroître de près de 70% le nombre de projets financés d’entrepreneurs de plus de 45 ans et de financer environ 5 300 projets tous les ans soient 2 300 entrepreneurs supplémentaires de plus de 45 ans chaque année.

ensavoir plus : http://www.evous.fr/Initiative-Nord-Seine-et-Marne-et-Initiative-Melun-Val-de-Seine-Sud-Seine-et,1188687.html#TyegOES3mxyUqO4h.99

 

Commentaire SFx :
On France des entreprises  se mobilisent pour soutenir l'entreprenariat des 45+

Quid de la Belgique - SeniorFlex,  soutient cette démarche positive

 

A propos

Nous sommes des femmes et des hommes de bonne volonté, luttant en Belgique et en France, depuis 2003, contre la discrimination par l'âge dont font l'objet les seniors et pour la liberté de choix de ceux qui désirent continuer à exercer une activité lucrative après 45 ans, sans subir rejets, préjugés, pénalités ni contraintes administratives.

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