FRANCE

Le nouveau ministre du Travail, François Rebsamen, veut ramener le nombre de chômeurs en France sous trois millions, soit le niveau du début du quinquennat de François Hollande, mais sans se fixer pour cela d'échéance.

 

Interrogé sur i>TELE, il a réitéré ses réserves sur l'objectif d'"inversion de la courbe" du chômage retenu par son prédécesseur Michel Sapin, y voyant "une formule qui fait technocratique".

 

"Moi, je veux baisser le nombre de chômeurs, ce n'est pas la même chose. Une courbe du chômage, c'est quelque chose qui ne se matérialise pas pour les gens.
Il y a aujourd'hui 3.349.300 chômeuses et chômeurs. Ça, ça veut dire quelque chose (...) moi, ce que je veux, c'est qu'il y ait moins de trois millions de chômeurs", a dit François Rebsamen.


Mais il a ajouté qu'il ne se donnait pas un tel objectif "en disant que ça sera fait au mois de mai, au mois de juin, au
mois de septembre ou l'année prochaine."

"Je sais qu'il faut de la croissance de manière durable, mais on peut améliorer nos dispositifs", a-t-il encore indiqué.

Le nombre de demandeurs d'emplois de catégorie A, sans la moindre activité, n'a pas été sous trois millions depuis juillet 2012, peu après le retour des socialistes au pouvoir.


François Rebsamen a annoncé dans le même temps qu'il présenterait d'ici à la mi-juin un plan pour favoriser le retour à l'emploi des seniors, dont le chômage progresse de façon continue depuis six ans.

 

La Fides attend toujours du ministre une réponse à sa demande de rendez vous et à ses propositions d'actions

voir  :  http://fides-federation.eu/

Quand les seniors trouvent une seconde vie dans les PME

·

o Par Marie-Cécile Renault du Figaro

o Publié le 29/05/2014 à 17:50

 

De grands groupes mettent leurs cadres en fin de carrière à disposition d'entreprises en mal de compétences. Un bon moyen pour rebondir.

 

Face à un chômage record des plus de 50 ans, le gouvernement qui avait tout misé sur les jeunes change son fusil d'épaule ; il prépare désormais un «plan seniors». Afin de maintenir les plus âgés dans l'emploi, une expérience originale, menée sur le terrain par le réseau d'entrepreneurs «Parrainer la croissance», pourrait constituer une piste de réflexion parmi d'autres.

 

Le principe est simple: de grands groupes acceptent de mettre gratuitement à la disposition des PME certains de leurs cadres en fin de carrière.
L'intérêt est triple.
Pour le cadre senior, qui se retrouve à 55 ans dans un plan de départ ou ne se résout pas à partir à la retraite, c'est un moyen de rebondir.
Pour les PME, qui bien souvent peinent à attirer des compétences, c'est l'assurance de croître et de monter en gamme. Pour les grands groupes enfin, c'est une manière d'accompagner leurs cadres.
«Les grandes entreprises n'ont plus les moyens de faire un gros chèque pour faire partir un cadre. Elles préfèrent les aider à se recycler au plus vite», explique Denis Jacquet, président de «Parrainer la croissance».

Lancé en région parisienne, avec 25 seniors envoyés dans 15 PME, le projet doit être élargi dès l'automne à une centaine de seniors dans 40 entreprises, puis à 400 dans 200 entreprises d'ici à quinze mois.

«Total a été le premier à se lancer, mais nous avons aussi Alcatel, Sanofi, GDF Suez, la SNCF.

D'ici à un an, nous aurons 80 % du CAC 40», affirme Denis Jacquet, qui bénéficie du soutien de politiques, à l'instar du sénateur Christophe Béchu à droite, ou des députés Laurent Grandguillaume et Thierry Mandon à gauche. Il doit d'ailleurs présenter prochainement le projet à François Rebsamen, ministre du Travail.


Accepter un salaire moindre

L'enjeu est de taille. En avril, le nombre de chômeurs de plus de 50 ans en catégorie A (n'ayant exercé aucune activité) s'est inscrit en hausse de 0,7 % et sur un an, la progression est de 11,6 %.
Mais pour les PME aussi, qui meurent souvent faute de compétences, les seniors valent de l'or.

Obtenir l'aide d'un directeur juridique ou financier, d'un responsable des ressources humaines ou des achats expérimenté leur permet de passer à la vitesse supérieure.

Bien sûr, la greffe ne prend pas toujours. «Il faut que le cadre soit enthousiaste, qu'il n'y aille pas à reculons, qu'il s'adapte à l'univers d'une PME après avoir été habitué au confort d'un grand groupe pendant quarante ans», explique Denis Jacquet. D'où le travail rigoureux de sélection du binôme cadre-PME, effectué par le réseau, puis de leur accompagnement pendant quatre à six mois.

 

Concrètement, le senior commence à travailler deux à trois jours par semaine pour la PME tout en étant payé par son groupe d'origine. Si tout se passe bien, la PME lui fait une offre d'emploi entre le 9e et le 18e mois.

Bien sûr, il leur faut alors accepter une rémunération inférieure à celle qu'ils avaient dans leur grand groupe. Mais là encore, il faut être imaginatif. «Soit les seniors peuvent cumuler leur nouveau salaire avec leur retraite, soit il faut imaginer des compléments de rémunération comme une participation au capital ou des stock-options», note Denis Jacquet. À condition alors que la fiscalité des stock-options soit revue afin de ne pas être confiscatoire.

Un sujet évoqué lors des Assises de l'entrepreneuriat l'an dernier et qui n'a toujours pas été traité. Au final, l'initiative de «Parrainer la croissance» constitue une approche originale alors que «le chômage des cadres de plus de 55 ans, diplômés des grandes écoles, est ahurissant, affirme Denis Jacquet.
Quand ils sont jeunes, leur diplôme est une prime à l'embauche.
À la sortie, ils sont désavantagés, car étant au top de la hiérarchie et des rémunérations, leur chance de retrouver un emploi équivalent est quasi inexistante».

Commentaire SeniorFlex :

Et si nos grands groupes belges tentaient cette experience ?

Fédération Interrégionale pour le Développement de l'Emploi des Seniors

 

Monsieur François REBSAMEN

Ministre du Travail, de l'Emploi

et du Dialogue Social

101, rue de Grenelle

75007 PARIS 07

Objet : Emploi des Seniors –Demande de Rendez-Vous

 

Monsieur le Ministre,

 

45 ans c'est SEULEMENT la mi-carrière !

Pourtant, les plus de 45 ans restent lourdement pénalisés sur le plan professionnel.

La FIDES est une Fédération qui regroupe des Associations œuvrant sur le terrain pour le retour ou le maintien dans l'emploi des « seniors ».

Nous souhaitons vous rencontrer au plus tôt, pour vous faire part de ces difficultés, de nos constats sur le terrain et de nos propositions.

1. Constat : La situation de l'emploi des « Seniors » est catastrophique !

Malgré les promesses et les plans successifs, sur un an, le nombre de chômeurs âgés de plus de 55 ans, a augmenté de plus de 12% depuis début 2013.

Sur le terrain nous constatons que les problèmes d'emploi pour des raisons de séniorité commencent dès 45 ans, voire plus tôt !

Il y a à fin février 2014 plus de 1.600.000 demandeurs d'emploi de plus de 45 ans en catégories A, B et C)

(1.100.000 demandeurs d'emploi de plus de 50 ans en catégories A, B et C) - Cette situation coûte à notre pays 1.5/1.7 points de PIB et 0.4/0.6 points de croissance.

Comme vous le savez, l'évolution du chômage des plus de 45 ans est dramatique, au moins au même titre que le taux de chômage des jeunes, et être diplômé ne protège pas.

De plus, à 45+ on subit majoritairement un chômage de longue durée. Or 45 ans c'est SEULEMENT la mi-carrière !
La France peut-elle se permettre de gâcher cette Valeur Ajoutée !?!

 

2. Nos objectif : maintenir et développer l'emploi des seniors

La FIDES, «Fédération Interrégionale pour le Développement de l'Emploi des Seniors » regroupe, en France, les associations et personnes morales concernées par l'emploi des seniors.


La «FIDES », aconfessionnelle et apolitique, créée en mars 2004, représente aujourd'hui plusieurs dizaines de milliers de Quinquas demandeurs d'emploi, émanant des organismes suivants :

ASSPRO (Pays de Loire) AVARAP06 (Paca)

OBJECTIFS 50 France (IdF) ESSONNE CADRES (IdF)

SENIOFLEX (France) SENIORFLEX (Belgique)

QUINQUACTIFS (Rhône Alpes Auvergne) CAP TRANSITION (Paca)

ACTION SENIORS CADRES (IdF) CADR'EXPERTS (Pays de Loire)


Ses objectifs :

· lutter contre la discrimination par l'âge

· agir en faveur de la réinsertion dans l'emploi des seniors

· être le relais de l'expression des associations de terrain vers les décideurs publics et privés.


Elle a édité en 2007 « Le Blues des Quinquas », recueil de 22 recommandations au gouvernement, dont certaines ont été reprises partiellement dans le Plan Emploi Seniors.

La FIDES a été partenaire de l'Année Européenne du Vieillissement Actif et de la Solidarité Intergénérationnelle 2012.


En octobre 2011, dans le cadre d'un programme européen LEONARDO mobilité, un groupe représentatif d'associations et partenaires notamment POLE EMPLOI, OPCALIA et la DIRRECTE de la région Rhône Alpes, réparties sur l'ensemble du territoire (22 personnes) s'est réuni à Bruxelles.

A l'issue des travaux menés à Bruxelles la FIDES et les Associations membres ainsi que leurs partenaires ont décidé de diffuser un Manifeste demandant que l'emploi senior soit l'objet d'une « Grande Cause Nationale ».

Ce Manifeste était articulé autour de 3 lignes directrices :

Faire un bilan du plan Emploi Seniors et, de là, élaborer les mesures correctrices nécessaires ;Faire de l'emploi senior une grande cause nationale avec un plan de communication s'inscrivant dans la durée et mobilisant l'ensemble de la Nation ;Renforcer l'accompagnement des seniors en recherche d'emploi de manière innovatrice et pragmatique, en utilisant entre autres la connaissance du terrain des Associations.


3. Propositions de la FIDES et des Associations membres :

Cette Fédération permet de travailler en synergie et de créer un réseau transnational d'associations spécialisées dans la promotion et l'accompagnement à l'emploi des seniors.

En s'appuyant sur une très forte expérience de terrain, et sur leur motivation à être une force de propositions concrètes et pragmatiques, les associations ont décidé d'agir de façon groupée sous l'égide de la FIDES.

 

1. Nous souhaitons que, via la FIDES qui les représente, ces associations soient systématiquement entendues et consultées, notamment lors de l'étude et de la mise en place de tout dispositif de lutte contre le chômage des seniors et de Responsabilité Sociale et Environnementale(RSE).

2. Compte tenu de l'augmentation ininterrompue du chômage des seniors depuis 2008 il est nécessaire de changer les comportements. Du fait de la vision intergénérationnelle de la FIDES, nous sommes prêts à soutenir une campagne sur le Contrat de Génération, cependant nettement plus orientée « seniors » et ne laissant pas sur le côté les seniors actuellement au chômage !

La FIDES considère cette campagne indispensable compte tenu des freins culturels à l'emploi des seniors et au recrutement des jeunes, freins qui ne pourront être levés que par des actions de communication mobilisant l'ensemble de la Société.

Le type de communication utilisé en Finlande avec un bénéfice qui était « L'expérience est une richesse nationale » a très bien fonctionné, le Contrat de Génération donne, lui, l'opportunité de jouer la complémentarité des générations dans une optique « Toutes les générations en entreprise » ce qui est particulièrement cohérent avec le Pacte de Responsabilité et de Solidarité.

De plus, la FIDES demande que l'emploi senior soit au cœur des négociations qui vont s'engager, dans les branches, au titre du Pacte

La pyramide des âges en Entreprise devrait être identique à la pyramide des âges de la population française en âge de travailler. Privilégier uniquement les trentenaires est une faute lourde de la part des chefs d'entreprises et va totalement à l'encontre de la compétitivité des entreprises :

· Ils se privent de compétences avérées en visant des économies immédiates de masse salariale

· Ils pénalisent la France qui doit assumer une population en voie rapide de paupérisation

 

3. Nous pensons qu'il faut aussi affecter une part plus importante de l'argent collecté pour la formation à l'accroissement de la compétitivité des seniors hors emploi.

 

4. Enfin, nous proposons de créer un « Observatoire de l'Emploi des Seniors » avec un système de suivi comprenant non seulement les Syndicats et les Associations d'employeurs mais aussi les Associations qui aident des seniors en recherche d'emploi à retrouver une activité économique.

Nous comptons sur votre intervention et vous remercions de la suite positive que vous saurez accorder à notre demande.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, à l'assurance de notre haute considération.

Claude WARET

Président de la FIDES

Le 20 mars SeniorFlex était invité à participer au colloque réalisé en partenariat entre la chaire Transitions Démographiques Transitions economiques et la Caisse des Dépots.

 

Thèmes : le taux d'emploi des seniors est il trop faible - Seniors et emploi, travailler c'est la santé -

Peut on dynamiser le marché du travail des seniors - Retrouver de la croissance dans une société veillissante

 

Présentation d'un bonne pratique dans le Groupe Caisse des Dépots

 

Documentation disponible auprès de SeniorFlex

 

Commentaire SeniorFlex : meme si la situation n'est pas brillante, en France nombreux sont les acteurs qui se préoccupe de l'emploi senior et la FIDES (Fédération interrégionale pour le Développement de l'Emploi des Seniors) est systématiquement invitée - Hélas, ce n'est pas le cas en Belgique !

LES SENIORS FACE A L'EMPLOI
JEUDI 20 MARS 2014 DE 17H - 20H
Caisse des Dépôts, Salle Solférino
(15 quai Anatole France, Paris 7ème)

Le programme du colloque "Les seniors face à l'emploi" :

17h: Ouverture - Hélène Xuan
Directrice scientifique de la Chaire Transitions démographiques Transitions économiques (TDTE)
17h10 - 17h50: Débat 1 - Le taux d'emploi des seniors est-il trop faible ?
- Annie Jolivet – Que masque la hausse du taux d'emploi des seniors ?
Economiste au Centre d'Etudes de l'emploi et chercheur associé à la Chaire TDTE
- Antoine Magnier Directeur de la DARES
- Brigitte Gotti Directrice des ressources humaines du groupe Caisse des Dépôts

Débat avec la salle
17h50 - 18h45: Débat 2 - Seniors et emploi, travailler c'est la santé ?
- Thomas Barnay – La santé des séniors au travail
Maitre de conférences en sciences économiques à l'Université de Paris-Est et chercheur associé à la Chaire TDTE
- Françoise Forette Directrice d'ILC-France
- Jean-Denis Combrexelle Directeur général de la DGT

Débat avec la salle
19h - 20h: Débat 3 - Peut-on dynamiser le marché du travail des séniors ?
- Manon Domingues Dos Santos – Faut-il former les seniors ?
Professeur d'économie à l'Université de Paris-Est et chercheur associé à la Chaire TDTE
- Arnaud Chéron – Le cumul emploi-retraite : un dispositif efficace ?
Directeur du pôle de recherche en économie de l'EDHEC Business School et chercheur associé à la Chaire TDTE
- Bernard Vivier Directeur de l'IST
- Emmanuelle Wargon Déléguée générale de la DGEFP

Débat avec la salle

20h - 20h10: Conclusion : Concilier les générations sur le marché du travail
- Grand témoin - Jean-Hervé Lorenzi Président du Cercle des économistes

A propos

Nous sommes des femmes et des hommes de bonne volonté, luttant en Belgique et en France, depuis 2003, contre la discrimination par l'âge dont font l'objet les seniors et pour la liberté de choix de ceux qui désirent continuer à exercer une activité lucrative après 45 ans, sans subir rejets, préjugés, pénalités ni contraintes administratives.

Suivez-nous