FRANCE

Fin 2012, Marie-Christine Lépron était encore salariée d'une grande entreprise de Loire Atlantique. Aujourd'hui et à bientôt 50 ans, elle opte pour le télétravail et lance son entreprise Home Office.

 

Ref : article de Ouest France- Ouest Entreprise

 

 

 

« Je vous accueille chez moi car évidemment je travaille à domicile » s'enorgueillit Marie-Christine Lépron, en traversant la cour. Comme 16,7% des Français, elle travaille à la maison.
Son bureau est installé au fond de son jardin de Basse-Goulaine.
Une cabane design spécialement dédiée à son activité professionnelle: chef d'entreprise de Home Office, « la première entreprise à proposer des bureaux de jardin dans la région. »

Un marché important

L'aventure Home Office commence il y a moins d'un an. Marie-Christine est directrice marketing chez Pilote, le fabricant de camping-car situé à La Limouzinière (Loire-Atlantique). L'entreprise est en pleine restructuration.
Elle part dans le cadre d'un plan de départ volontaire pour monter sa propre boîte de marketing.
« Mais où est-ce que je vais m'installer ? » s'inquiète rapidement cette mère de famille.
Elle contacte des fabricants d'abris de jardin. Mais personne ne répond vraiment à ses attentes.
« Combien de Français travaillent à domicile ? ».
Après une étude de marché, elle constate que 1077097 actifs travaillent chez eux et sont propriétaires d'un logement avec jardin.
Marie-Christine décide en mai de proposer des bureaux de jardins « prêts à travailler », installables en deux heures.

Elle sollicite des entreprises de la région pour fabriquer ses bureaux. Le constructeur et poseur, Samibois situé à Oiex en Vendée, se montre enthousiaste.
Trois modèles sont fabriqués: 5 m2, 12 m2 ou 19 m2. Pas plus de 20 m2 « comme ça pas besoin de permis de construire, juste une simple déclaration en mairie » indique Marie-Christine. Quant à l'aménagement intérieur, Home Office a un partenariat avec Gautier, fabricant de meuble vendéen.
« On a de la chance d'avoir dans la région des gens qui font du beau travail. » salue Marie-Christine.

 

 

 

 

 

 

 

 

Chaque matin, Marie-Christine traverse son jardin pour aller à son bureau baptisé Wall Street, « non seulement c'est économique mais en plus c'est écologique. ». Selon une étude publiée cette semaine par l'institut de recherche CEBR, basé à Londres, un Français dépense 677 € par an dans les embouteillages.
Dans ce contexte, Marie-Christine souhaite exporter son produit dès le printemps prochain en Allemagne, Angleterre et Suède où le télétravail représente déjà 18% de la population active. Et pourquoi pas, traverser l'océan et « séduire les 30 % de télétravailleurs nord-américains » confie-t-elle, en pointant du doigt les photos de ses voyages outre-atlantique, affichés sur les murs de son bureau de jardin.

 

Télétravailler pour mieux travailler

Ordinateurs, smartphone, tablettes et connexion internet facilitent l'essor du télétravail. Moins de transport, gain de temps et d'argent, et une réduction des frais pour les entreprises. « Les attentes sont fortes » de la part des entreprises et des salariés, souligne Nathanael Mathieu, cofondateur du Tour de France du télétravail, installé à Nantes depuis avril. « Nous sommes en période de sensibilisation. Les territoires sont partie prenante de cette nouvelle organisation du travail ».

« Le taux de satisfaction frise les 100 %, » observe Nathanael Mathieu, chef de LBMG Worklabs, entreprise de conseil pour le travail de demain. »

« 25 agents sont actuellement en télétravail sur les trois collectivités Angevines » explique Joanne Erdual,à la communication d'Angers Loire Métropole. Du télétravail partiel, limité à deux jours par semaine.

Pour les plus altruistes, « les tiers lieux se multiplient » note Nathanael Mathieu. Bibliothèques connectées au WIFI, télécentres ou bien business lounge. Des espaces de co-workingoù « de plus en plus de gens sont de passage » constate Volodia Lepron, chef de projet événementiel à La Cantine Numérique de Nantes.

Concernant le télétravail à domicile, Françine Desnos, secrétaire du comité régional de la CGT Pays de la Loire, pointe « la difficulté d'identifier la charge de travail et de faire la différence entre le temps de travail et le temps personnel. » Autre zone d'ombre, l'isolement des salariés qui ne sont plus « rattachés à un collectif de travail. » Un positionnement de la CGT manifestement défavorable à cette organisation salariale, les avis restent donc partagés.

Klervi DROUGLAZET

Le Défenseur des droits (français) et l'organisation Internationale du travail (OIT) viennent de publier
leur septième baromètre sur la perception des discriminations au travail.


Si le genre et l'origine ethnique représentent encore les principaux critères de discrimination à l'embauche,
la question de l'apparence physique fait une entrée remarquée cette année.

Que ce soit dans le public ou dans le privé, le sentiment est le même : trois salariés sur dix estiment avoir été
victimes de discrimination dans le cadre de leur travail, selon le dernier baromètre IFOP pour le Défenseur des Droits et l'OIT, rendu public le 3 février.
Pire : seul, un salarié sur deux n'a jamais été témoin de discrimination au travail.


Parmi les critères de discriminations cités par les victimes,
le genre arrive en tête, cité par 29 % des victimes qui travaillent dans le public et 31 % de celles qui sont dans le privé.
La grossesse et la maternité arrivent en seconde position (19% dans le public et 20 % dans le privé).
Les salariés du privé citent ensuite l'origine ethnique (27 %) et leur nationalité (19 %) comme cause de la discrimination, tandis que l'apparence physique vient au troisième rang des critères pour les fonctionnaires.

Des inégalités dès l'embauche

Sur la question spécifique des discriminations lors de l'embauche, ce sont les femmes et les seniors qui, comme les années précédentes, sont les principales victimes :
plus de 81 % des salariés jugent que le fait d' « être une femme » ou « être âgés de plus de 55 ans » sont des inconvénients pour obtenir un travail.

Le troisième critère est plus nouveau : 63 % des fonctionnaires et 58 % des salariés du privé estiment qu'être une personne obèse est un obstacle à l'embauche.
L'obésité fait une entrée en trombe dans le top trois avec une forte augmentation de + 7 points dans le public, et + 10 points dans le privé.
« L'apparence physique, qui n'apparaissait même pas dans notre enquête il y a sept ans, est très présent cette année.
Pourtant, l'obésité n'est pas un critère dans les chartes de diversité des entreprises,
mais c'est bel et bien un critère d'exclusion », remarque Jean-François Trogrlic, directeur du bureau de l'OIT en France.
Parmi les autres critères discriminants à l'embauche on retrouve le handicap (62 %), l'origine ou la nationalité étrangère (58 % dans le public, 50 % dans le privé), et enfin le fait d'habiter en zone urbaine sensible (53 % dans le public, 51 % dans le privé).

Des salariés trop souvent résignés

Malgré la persistance de toutes ces formes de discriminations, les victimes elles-mêmes peinent à réagir.
Dans le public comme dans le privé, près de 4 salariés victimes de discrimination sur 10 n'ont entrepris aucune démarche.
Selon le baromètre, cette inaction s'explique avant tout par la résignation des victimes.
Cette tendance est tout particulièrement forte dans le public, où 75 % des victimes se disent résignées, soit une hausse de 33 points par rapport à l'an dernier.
L'étude précise que cette inaction se retrouve majoritairement chez les jeunes de moins de 35 ans et chez les femmes du secteur privé.
Quant aux victimes qui ont entrepris des démarches, elles ont essentiellement choisi d'en parler à leur supérieur hiérarchique ou à leur direction des ressources humaines.
A noter qu'une très faible minorité (3 % des victimes du public et 1 % du privé) ont alerté le Défenseur des Droits...


Enfin, le sondage a questionné les salariés sur les mesures qu'ils jugent les plus efficaces pour lutter contre ces discriminations.
Là, c'est l'instauration de procédures de recrutement fondées sur des critères objectifs qui sont largement plébiscitées
par 79 % des fonctionnaires et 74 % des salariés du privé,
notamment les recrutements par mise en situation.
Parmi les autres mesures utiles, les salariés privilégient la possibilité d'alerter de manière confidentielle une pratique discriminatoire, les actions de sensibilisation et le dialogue social.

Méthodologie : Etude réalisée du 25 novembre au 12 décembre 2013 par téléphone auprès de 501 salariés du secteur privé et 500 agents de la fonction publique.

 

A en juger par l'apparente passivité morose des Seniors , il semblerait que tout va bien ! Or ce n'est pas vraiment le cas , voyez donc et réagissez !


Faites- vous membre de SeniorFlex !

Unis , nous serons plus fort pour nous faire entendre.

 

 

 

 

La France pourrait soutenir les nouveaux entrepreneurs, joliment appelés les Poussins.
Mais les vagues sont houleuses, et ce n'est pas gagné ...Une Pétition circule...

Une initiative que devrait suivre la Belgique...

 
Mouvement des Poussins pour sauver le statut d'auto-entrepreneur qui a permis à près d'1 million de personnes de faire aboutir leurs projets.

L'avenir de l'auto-entrepreneuriat va se jouer dans les prochains jours : le 12 février prochain, l'Assemblée Nationale va discuter le nouveau texte de loi qui encadrera désormais ce régime.

Il nous faut nous mobiliser pour que ce texte aille dans le sens de nos demandes : pas de limitation du statut dans le temps, pas d'abaissement des seuils de chiffre d'affaires, pas de nouveaux métiers exclus du régime.

 

Il faut soutenir ce régime original qui a sauvé du chomage des millirs de seniors !

Hérités du Moyen-Age, les béguinages trouvent un nouveau souffle avec l'allongement de la vie.
Ces communautés proposent aux seniors des appartements individuels ou collectifs ainsi que des espaces communs.

 

Un nouveau modèle d'habitat collectif

Mieux qu'une maison de retraite, le béguinage version XXIe siècle permet aux personnes âgées de vivre dans un appartement,
individuel ou collectif, adapté à leur condition physique et peu onéreux.
Les habitants peuvent être locataires ou propriétaires et vivre seul ou en couple.
Ils partageant des espaces et des services.
Dans le Nord de la France, il existe déjà un bon nombre de ces habitats groupés, gérés par des sociétés HLM.
La ville de Saint-Quentin, en Picardie, gère ainsi 270 logements dans 13 béguinages.
L'âge des habitants va de 55 ans à plus de 100 ans.
Le département du Pas-de-Calais quant à lui a créé un label de qualité et un cahier des charges
afin de garantir l'adaptation des logements aux résidents.


Il y a fort à parier que ce modèle d'habitat collectif séduira rapidement d'autres régions.

Apres la suppression de la Halde il fallait trouver une autre sturcture pour la lute contre la discrimination.

L'institution du Défenseur des Droits

 

Le Défenseur des droits est une autorité constitutionnelle indépendante.
Unique en son genre, elle est chargée de veiller à la protection de vos droits et de vos libertés et de promouvoir l'égalité.

Inscrite dans la Constitution depuis le 23 juillet 2008 et instituée par la loi organique et la loi ordinaire du 29 mars 2011, elle regroupe les missions du Médiateur de la République, du Défenseur des enfants, de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité (HALDE), et de la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité (CNDS).

Le terme « Défenseur des droits » désigne aussi bien l'institution que la personne qui la préside :
Dominique Baudis est le Défenseur des droits depuis le 22 juin 2011.

A propos

Nous sommes des femmes et des hommes de bonne volonté, luttant en Belgique et en France, depuis 2003, contre la discrimination par l'âge dont font l'objet les seniors et pour la liberté de choix de ceux qui désirent continuer à exercer une activité lucrative après 45 ans, sans subir rejets, préjugés, pénalités ni contraintes administratives.

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