REVUE DE PRESSE

Comment le télétravail réinvente les pratiques managériales

Hélène Faucher  -  26 février 2019


* Étude de perception Ifop pour Malakoff Médéric Humanis réalisée auprès de 1 604 salariés et 401 dirigeants d’entreprises de plus de 10 salariés du secteur privé en novembre et décembre 2018.


Commentaire SeniorFlex :

Un rapide survol des plus et des moins de la pratique du télétravail.

Ajoutons que le télétravail à plein temps est rare, plus difficile à organiser et que la pratique d’un jour par semaine est nettement préférée..

Minoritaire dans les entreprises il y a encore quelques années, le télétravail est aujourd’hui répandu et apprécié des dirigeants comme des salariés.
Cette pratique de plus en plus populaire pourrait bien induire un renouveau des pratiques managériales. T
Tour d’horizon sur la situation actuelle.

Si on devait remonter dans le temps pour comprendre le succès du télétravail, on s’arrêterait certainement sur l’ordonnance Macron de septembre 2017.
En assouplissant le régime juridique de cette pratique, le texte l’a aidée à se répandre dans les entreprises.
Selon une étude Ifop réalisée pour Malakofff Médéric*, le télétravail concerne aujourd’hui près de 30 % des salariés du secteur privé.
Si la version non contractualisée du travail à distance reste dominante avec 21 % des salariés, on peut toutefois noter l’augmentation de sa version sous contrat qui bondit de 50 % par rapport à 2017.

Qui profite du télétravail ?

Ce sont majoritairement les cadres (51 %) entre 35 et 49 ans (45 %) travaillant dans une entreprise de plus de 1 000 salariés (49 %) qui profitent du télétravail. 45 % exercent dans le secteur des services et du conseil et 34 % vivent en région parisienne.

Quel lieu de travail choisissent les salariés ?

Les salariés choisissent en priorité leur domicile (92 %).
Les bureaux mis à disposition par les entreprises n’arrivent qu’en deuxième position (35 %) devant les lieux de coworking (21 %).

Quelles sont les motivations des télétravailleurs ?

La réduction du temps de trajet (54 %) et l’envie d’avoir des horaires plus souples (36 %) sont les premières raisons invoquées.
La quasi-totalité des collaborateurs interrogés (90 %) évoque aussi une plus grande autonomie et responsabilisation, une plus grande efficacité au travail (89 %) ainsi qu’un meilleur engagement (83 %).

Quels sont les inconvénients du télétravail pour les salariés ?

Pour les collaborateurs, le principal problème est la difficulté à séparer temps de vie personnelle et professionnelle (60 %).
Près de la moitié des salariés interrogés souligne aussi des risques d’isolement et de perte de lien collectif.

Quels sont les bénéfices de cette pratique pour les dirigeants ?

Même s’ils ne sont plus à prouver, les avantages du télétravail sont nombreux et aisément reconnus par les managers.
En effet, les dirigeants sont une large majorité à affirmer que ce mode de travail génère une plus grande efficacité des collaborateurs (79 %).
Près de la moitié estime également que cette pratique améliore le dialogue social et contribue à diminuer l’absentéisme.
Les managers reconnaissent aussi que le télétravail permet une meilleure qualité de vie au travail (92 %) et améliore leur image d’employeur (89 %).

Quelles difficultés rencontrent les employeurs face à la montée de cette pratique ?

Si 83 % des managers se disent favorables au télétravail, 18 % d’entre eux indiquent rencontrer des difficultés lors de sa mise en œuvre.
Selon eux, cette dernière implique de repenser le maintien du lien collectif (84 %), la façon de déléguer et de contrôler les tâches (81 %), la régulation de la charge de travail (78 %) et les modalités de contrôle de temps (74 %). Ils sont aussi 84 % à penser que le télétravail nécessite la mise en place d’actions de formation et de sensibilisations spécifiques.

* Étude de perception Ifop pour Malakoff Médéric Humanis réalisée auprès de 1 604 salariés et 401 dirigeants d’entreprises de plus de 10 salariés du secteur privé en novembre et décembre 2018.

Toutes les pensions seront désormais payées le même jour, peu importe le régime

Jusqu'ici, les pensions des travailleurs salariés et indépendants connaissaient trois dates de paiement mensuel et une date de paiement annuel alors que les pensions des fonctionnaires ont trois autres dates de paiement mensuel ainsi que des dates de paiement trimestriel.
Il peut donc arriver qu'un pensionné reçoive sa pension en plusieurs tranches sur un mois, sans compter le paiement en janvier des pensions des fonctionnaires de décembre, auquel la loi met fin.

Dès 2019, un paiement unique par titulaire sera d'application.

Par ailleurs, les pensions à terme échu (payées à la fin du mois) seront dorénavant payées en décembre et plus en janvier comme c'était le cas jusqu'à présent.
Cette mesure sera d'application dès la pension du mois de décembre 2018, a indiqué à Belga le cabinet du ministre compétent, Daniel Bacquelaine (MR).

Toutes les années de travail effectif compteront dans le calcul de la pension des salariés

Le principe de l'unité de carrière a été supprimé.
À partir du 1er janvier 2019, toutes les années de travail effectif compteront donc dans le calcul de la pension des travailleurs salariés, même celles prestées après 45 années de carrière. La mesure vise à permettre à ceux qui poursuivent le travail au-delà de 45 années d'accroître leurs droits à la pension.

Jusqu'à présent, la somme de tous les jours équivalents temps plein, tant prestés qu'assimilés, ne peut pas dépasser, pour une pension de retraite, le nombre de jours équivalents temps plein qui compose une carrière complète, c'est-à-dire 14.040 jours soit 312 jours multipliés par 45. Le système peut se révéler pénalisant pour des personnes qui ont commencé tôt leur carrière professionnelle.

Le montant de pension supplémentaire pour un salaire mensuel de 3.000 euros s'élèvera à 318 euros par an pour chaque année prestée après 45 années de carrière, selon le cabinet du ministre des Pensions, Daniel Bacquelaine (MR).

Une hausse moyenne des salaires de 26 euros grâce au tax shift

Les salaires nets augmenteront dès le 1er janvier à la suite de l'entrée en vigueur du dernier volet du tax shift. Selon les calculs du ministre des Finances, ils progresseront de 23 à 31 euros en moyenne, en fonction du niveau de salaire brut.

Le tax shift a été introduit par le gouvernement Michel 1er afin d'augmenter, en plusieurs phases étalées sur les années 2016 à 2019, le revenu net pour les travailleurs et dès lors leur pouvoir d'achat, ainsi que de favoriser la création d'emplois par une baisse des cotisations sociales. Une première partie de l'intervention a été ressentie au début 2016, ensuite au début 2018 et finalement au 1er janvier 2019.

Concrètement, avec cette dernière étape du tax shift, le salaire non imposable de chacun a été revu à la hausse et sera désormais uniforme pour tous les contribuables (soit 8.680 euros). Par ailleurs, la tranche d'imposition de 40% a été élargie.
En d'autres termes, une plus grande partie des revenus (de 8.120 à 14.330 euros contre 13.940 euros précédemment) est imposée à 40% et l'est moins à 45%.

En moyenne, le salaire net augmentera de près de 27 euros. D'après les calculs du ministre des Finances, Alexander De Croo (Open Vld), une personne avec un salaire minimum de 1.500 euros bruts verra sa paye augmenter de 31 euros tandis qu'un travailleur touchant un salaire de 2.100 euros bruts recevra une augmentation de 25 euros par rapport à 2018. Pour un personne gagnant autour de 3.000 euros bruts, sa rémunération sera augmentée de 23 euros tandis qu'une personne avec un salaire brut de 4.500 euros gagnera 29 euros de plus. Enfin, une personne avec un salaire de plus de 5.500 euros recevra une augmentation de 30 euros.

La dernière mesure fiscale à entrer en vigueur ce 1er janvier dans le cadre du tax shift est la hausse du bonus à l'emploi fiscal, qui passe de 28,03 à 33,14%.
Il s'agit de la diminution du précompte professionnel pour les travailleurs ayant un bas salaire qui ont droit à une diminution de leurs cotisations de sécurité sociale personnelles (le bonus à l'emploi social).

Cinq mois d'indemnités d'incapacité de travail pour les travailleurs de plus de 65 ans

À partir du 1er janvier 2019, les travailleurs de plus de 65 ans auront droit à des indemnités d'incapacité de travail pendant une période de cinq mois suivant la période de salaire garanti. En outre, cette période sera prise en compte pour la constitution des droits de pension.

Jusqu'à présent, quand un travailleur de plus de 65 ans tombe malade, son employeur continue à lui verser sa paye pendant la période de salaire garanti, qui est d'un mois. Lorsque l'incapacité de travail se poursuit au-delà de cette période, il n'a alors pas d'autre choix que de partir à la retraite s'il veut conserver un revenu.

La mesure entend soutenir les travailleurs qui font le choix de poursuivre une activité professionnelle après 65 ans.

Quelque 3.479 travailleurs de plus de 65 ans travaillent encore comme salariés, selon les chiffres communiqués par le cabinet du ministre des Pensions, Daniel Bacquelaine (MR).

Le trajet en ambulance coûtera 60 euros pour tout le monde

A dater du 1er janvier 2019, un nouveau système de facturation pour les services d'ambulance entrera en vigueur: tout le monde paiera 60 euros par trajet. Peu importe où il est pris en charge, d'où provient l'ambulance 112 ou vers quel service d'urgence il est transporté, chaque patient déboursera le même montant.

 

Reference ; article de plus magazine

4 conseils pour rebooster sa carrière pendant l'été

Cet été on sort la tête du guidon. Pensez enfin à vous et à votre carrière. Réseauter en interne, en externe, faire le tri dans son bureau, dans sa tête, mettre à jour son CV, ses profils en ligne… tout se fait différemment l’été et ça peut faire des miracles.

2 -Faire le bilan de l’année écoulée

Il s’agit de lister ce qui a fonctionné ou pas cette année, vos objectifs, ce qui vous a manqué, vos aspirations, vos rêves, vos envies pour l’après. « On arrive à ce que l’on veut uniquement quand on sait ce que l’on veut », insiste Christèle Perrot, fondatrice du cabinet de conseil en relations humaines Axcime.
Écrire toutes ses pensées permet de faire durer la réflexion. « On écrit un peu pour soi mais aussi à soi.
Les écrits clarifient les choses. Ca ne veut pas dire que l’on va faire tout ce que l’on a couché noir sur blanc, mais le fait de le mentionner fait disparaître ces interrogations de notre mémoire vive et permet de ne pas avoir de regret. C’est un engagement vis-à-vis de soi-même», assure Thomas d’Hauteville, cofondateur d’Innership, une plateforme d’aide au bien-être professionnel.

 

2. Opération nettoyage

Faire le tri, le ménage… dans son bureau et sa messagerie, classer ses dossiers, permet de hiérarchiser ses priorités, de retrouver d’éventuels contacts mais aussi de faire le tri à l’intérieur de soi. C’est capital de faire place nette pour être fin prêt à relever de nouveaux challenges professionnels. .
« Posez-vous des questions en rapport avec vous-même : qu’est-ce qui vous rend fondamentalement heureux, quelles sont vos qualités, vos forces, etc.
Interrogez-vous également autour de votre objectif à 3 ans, à 5 ans, etc. 

3. Mettre à jour CV et profils en ligne

Profitez de l’été pour mettre à jour votre CV mais aussi vos profils sur les réseaux sociaux professionnels.
« Enrichissez votre base de contacts. Si vous connaissez personnellement ces personnes, rencontrez-les.  Une fois cette mise à jour effectuée, rappelez-vous au bon souvenir des recruteurs. Et plus particulièrement des cabinets de recrutement. Eux-aussi sont plus réceptifs durant l’été car moins sous le flux tendu du business.

 

4. Réseauter large 

 « Durant l’été, il faut avoir des sphères d’influence différentes de celles du reste de l’année. Donc ne suivez pas le même réseau », recommande Thomas d’Hauteville.
« 
Mettez à profit la période estivale pour prendre le temps et rencontrer des gens par plaisir. Autrement dit sans chercher à savoir à l’avance ce qu’ils vont vous apporter mais juste par envie. Soyez dans la confiance », insiste Christèle Perrot. Vous n’en serez que plus serein pour aborder la rentrée.Participez à des manifestation relatives à vos domaines et réseautez !

 

 

inspré de l'article de Cadre Emploi

'MC² Experience @ Work' supports employment of 50+ workers in Belgium

'MC² Experience @ Work' is a social innovation project, initiated and driven by HazelHeartwood, with the support of large partners, which allows the temporary exchange of experienced employees on the basis of co-sourcing between companies.

The objective of the project is to reconcile two conflicting tendencies: large companies tend to promote early retirement, while at the same time many senior employees wish to stay active for longer and the replacement of those experienced workers is not always easy for the company. The Multi Company Mobility Centre is a platform enabling employees older than 50 years to stay at work with different companies, whilst keeping a contract with their original employer.

This Belgian initiative was shortlisted in April 2014 as one the of 10 finalists of the European Social Innovation Awards.

More information at: http://socialinnovationcompetition.eu/404

Commentaire:  SeniorFlex fait depuis longtemps la promotioon de cette approche et est enchanté de voir mettre en place cette expérience qui fonctionne depuis des années en France !

 

A propos

Nous sommes des femmes et des hommes de bonne volonté, luttant en Belgique et en France, depuis 2003, contre la discrimination par l'âge dont font l'objet les seniors et pour la liberté de choix de ceux qui désirent continuer à exercer une activité lucrative après 45 ans, sans subir rejets, préjugés, pénalités ni contraintes administratives.

Suivez-nous