A l'université d'été du MEDEF, jeune chefs d'entreprises comme les têtesgrisonnantes, parlaient d'une même voix !

"Sur le plan politique, la France n'a pas compris ce que signifiait pourl'entreprise la perte des seniors".

La question figure pourtant sur la liste des thèmes de négociation proposéspar Gérard Larcher, ministre des relations du travail.

Sur le terrain les préoccupations sont réelles.

"Avec l'instauration des départs en préretraite, j'ai perdu huit demes quatorze cadres dirigeants du jour au lendemain" déplore un ancienprésident d'une entreprise de fonderie. "Toute l'organisation del'entreprise a du être revue, sans parler des relations clients".

Un conseil en RH appuie: "Dans les métiers qui n'obligent pas au reposà partir d'un certain âge, il est inutile et dangereux, pour les employéscomme pour l'entreprise, de se priver d'actifs compétents".

Le taux d'emploi des 55 - 64 ans s'elève à 34,2% en France contre près de50% en moyenne dans les pays de l'OCDE.

Un directeur d'une société d'expertise comptable déclare:" Nous avonscréé un Conseil des Sages, qui permet d'adapter les seniors à de nouvellesresponsabilités. Nous leur confions des missions particulières : ce sontdes seniors qui ont pris en charge le developpement d'Internet et decertaines formations. Placés hors hiérarchie, ils ont un role clé deconseil et d'animation dans l'entreprise".

Un autre responsable d'une d'entreprise de conseil déclare:" Chez nous ,ils peuvent partir quand ils le souhaitent, mais en général, ils restentjusqu'à 65 ans, puis nous travaillons en free lance avec ceux qui leveulent, ce qui permet un passage plus fluide vers la retraite"

Un retraité,  conseiller au Medef, regrette  ainsi "d'avoir dû vendreune société merveilleusement valide, parceque mes enfants, qui travaillaientavec moi, n'avaient pas pu s'entendre"

Les entrepreneurs demandent encore des déblocages indispensables du droitdu travail. Certains souhaitent, à l'exemple du Japon,  pouvoir assouplirles évolutions de salaires, afin qu' une activité moindre, n'oblige pas àse séparer d'employés compétents.

Nombreux sont ceux qui désirent voir le gouvernement faciliter laformation des seniors.

Voilà de quoi alimenter notre discours et donner des exemples-type de de boncomportements!