INFORMATIONS BELGIQUE

Nous disons « non merci » à la loi Peeters !

Le gouvernement belge a décidé de mettre en place d’ici janvier 2017 une modification profonde de la loi sur le travail en prétextant un besoin de flexibilité des entreprises pour créer de l’emploi.

Le gouvernement veut instaurer la semaine de 45 heures de travail, et la journée de 9h – et même des journées de 11 heures et des semaines de 50 h ! Il veut libéraliser les règles pour les heures supplémentaires et le travail le soir, la nuit et le de week-end. Il impose que le temps de travail soit calculé sur une base annuelle …

En pratique,(pourquoi ?) l’employeur nous imposera quand nous devrons travailler plus et quand nous resterons à la maison. Les heures supplémentaires (qui sont déjà possibles aujourd’hui, mais dans un cadre négocié) ne donneront souvent (c'est-à-dire ?) plus droit à des sursalaires ! Les horaires variables pourraient n’être connus que 24 heures à l’avance. Comment pourrons-nous dans cette flexibilité sans limites organiser notre temps et notre vie ?

Nous disons « non merci » à la loi Peeters !

Nous voulons :

• Conserver le temps de travail à maximum 38 heures par semaine
• Des emplois à temps plein - aussi pour les jeunes - compatibles avec une « vie vivable »
• Un débat social démocratique sur l’organisation du travail et sur la réduction collective du temps de travail

Si vous êtes d’accord avec nous, signer la pétition, parlez-en autour de vous et mobilisez-vous :
http://www.loipeeterswet.be/

 

Commentaire SeniorFlex:

Aucune consultation préalable - refus de rencontrer les intéressés et leurs représentants !
pas étonnant que les décisions soient contestées !

L’opposition, exprimée dans ce document (source:  http://www.mocbxl.be) est fort imprécise, hésitante et mal documentée,
Selon Nous il eût fallu supprimer l’interdiction de délégation de personnel, cela aurait été un début de flexicurité!

Le BECI organise un séminaire sur les Seniors  au travail – 12 avril 2016


À quel âge un travailleur est-il « vieux » ?

Réponse : il n’y a pas de « vieux » travailleurs, mais des travailleurs en pleine force de l’âge et en pleine possession de compétences propres à leur parcours professionnel.
Comment l’entreprise peut-elle les valoriser au mieux ?

Bonne nouvelle : les Belges vivent de plus en plus vieux – et en meilleure santé.
Mais si la moyenne d’âge de la population augmente, celle des travailleurs aussi.
En toute logique, la loi s’est adaptée à cette réalité démographique en reculant l’âge de la retraite – comme cela avait déjà été fait dans les pays nordiques.

Aujourd’hui, il faut comprendre ce qu’implique l’allongement des carrières et changer le modèle en préservant une relation « win-win », tant pour l’entreprise que pour le travailleur.
C’est une question de performance pour la première et de bien-être pour le second. 

Sur ce thème, Gisèle Maréchal, coach en développement des personnes et des organisations, interviendra le 12 avril lors du séminaire BECI  « 3 clés pour une meilleure gestion des âges en entreprise ».

À mi-carrière : la force de l’âge

Dans l’inconscient collectif, les 45+ restent discriminés, comme l’observe Gisèle Maréchal.

« L’image du travailleur aîné charrie des clichés : ils ne seraient plus aussi performants dans ce qu’ils font, ils seraient plus réticents aux changements, plus lents, apprendraient moins vite, moins bien… De nombreuses études universitaires montrent que ces stéréotypes ne sont pas avérés.

On transpose sur les 50+ de l’entreprise l’image de personnes de 70 ans ou plus.
Alors qu’à 45 ans, on est dans la force de l’âge et au beau milieu de sa carrière.  » 

La proportion des 45+ va augmenter progressivement dans l’entreprise. « L’enjeu est de capitaliser sur la valeur de ces travailleurs d’expérience, plutôt que de chercher à s’en débarrasser », poursuit Mme Maréchal.

Qu’est-ce qu’un travailleur senior ? Et qu’est-ce qui le différencie d’un junior ?

« C’est une question complexe car elle englobe de nombreuses dimensions : les capacités physiques, cognitives, l’expérience du métier et le savoir (savoir-faire, savoir-être), les compétences, la motivation au travail…
En termes de réseau, par exemple, un travailleur junior pourra rarement s’appuyer sur un  réseau professionnel de l’ampleur de celui d’un travailleur expérimenté.

Autre différence : le diagnostic que peut poser un travailleur aîné sera enrichi par  l’expérience, tandis que celui d’un travailleur junior s’appuiera sur les dernières tendances.
L’un n’est pas meilleur que l’autre ; la valeur vient de la complémentarité des âges. Cela demande une culture d’entreprise et des processus de gestion des ressources humaine qui favorisent la complémentarité intergénérationnelle.  

Cela passe par exemple par la formation continuée tout au long de la carrière. Cela passe aussi par une attention particulière à mettre en adéquation les besoins d’une fonction (et notamment les aspects de pénibilité physique et psychologique) et les capacités du travailleur, quel que soit son âge. »

Quels sont les points d’attention pour bien gérer la pyramide des âges en entreprise – et les rapports entre jeunes et aînés ? Pour Gisèle Maréchal, poser la question en termes de « conflit de générations » fausse le débat. « On amplifie à tort la problématique des ‘conflits générationnels’. L’âge n’est qu’un critère de diversité par rapport à d’autres (genre, nationalité, profil psychologique…)

Une bonne gestion d’équipe tire de la richesse d’une bonne utilisation des complémentarités qu’apporte la diversité ! En outre, de très nombreuses études montrent que la diversité est souvent plus grande à l’intérieur plutôt qu’entre tranches d’âge. Les labels de ‘générations X, Y, Z’ ou ‘baby-boomers’ sont très discutables. »

Sortir du prisme de l’âge

Pour éviter de discriminer les travailleurs aînés et bénéficier de leur valeur, il faut, selon Gisèle Maréchal, découpler la notion d’expérience de celle de l’âge.

Et à l’inverse, la lier au cycle de vie du travailleur, à sa carrière et à ses choix :
« Les carrières aujourd’hui ne sont plus linéaires, les opportunités sont différentes et les parcours également. Si la carrière est multiple et que l’on change quatre fois de travail, on est un junior à quatre reprises.

Je pense qu’il faut sortir du prisme de l’âge, qui n’est pertinent que dans les métiers physiquement très pénibles ou qui présentent plus de risques psychologiques.
Nous pouvons aujourd’hui repenser les sauts de carrière et développer l’employabilité circulaire en étant créatifs, notamment en matière de mobilité interne et externe et de description de fonction.

Pensons à des alternatives. Par exemple, les infirmières ainées pourraient faire de l’éducation à la santé dans les écoles ou sensibiliser aux premiers soins. »

En conclusion, l’allongement du temps de carrière n’est qu’un déclencheur pour de nouvelles pratiques de gestion des ressources humaines à découvrir, à concevoir, à mettre en œuvre

Info et inscriptions au seminaire :

http://www.beci.be/activites/formations_seminaires/themes/management_et_rh/3_cles_pour_une_meilleure_gestion_des_ages_en_entreprise/

 

Commentaire SeniorFlex:
Bravo au Beci pour l'organisation de ce séminaire-
Les thèses avancées et résumées ci dessus rejoignent totalement les arguments et propositions que SeniorFlex a formulés dans différents écrits remis aux décideurs économiques et politiques.

 logo seniorflex

Un « ange noir » venu du Zaïre, chanteur et guitariste, a fait le bonheur de plusieurs générations d'amateurs de Jazz.

Créateur d'un quartette en 1943, cité comme le meilleur chanteur belge de jazz, animateur de soirées au casino, il connut et accompagna les plus grands du jazz, dont Ella Fitzgerald et Dizzy Gillespie.

 Retiré des scènes, mais pas de la musique, passionné de jazz, accompagné de la femme de sa vie, la pianiste classique Gaby Laurent, il continue à transmettre son savoir, sa passion et les dessous de son art.

Animateur -conférencier des «  100 ans de Jazz » tant appréciés des Seniors de Jette et d’ailleurs, son chaleureux sourire et son enthousiasme communicatif font de notre ami Vicky, le champion des Seniors Actifs!

Mais la roue tourne, comme chez les rotariens pour lesquels  Vicky écrivit les paroles de l'hymne rotarien et en ce 2 avril 2016, notre ami  « Laisse faire » le temps, et fête ses 90 ans !!

Heureux et joyeux  anniversaire Vicky !

Nous sommes fiers de faire partie de tes fans et de tes amis.

Cet hommage à un grand Senior actif Belge figure parmi les exemples cités sur le site de SeniorFlex asbl.

 

Nota: les mots " XX" sont des références à des titres de chansons de Vicky

 

Christiane ROBERT

Présidente - Voorzitster

Avocat Honoraire - Ere Advokaat

Michel DELANNOY

 Vice Président chargé de la France

 SeniorFlex ASBL

10a Square Vergote Bte 10, - Vergoteplein Bus 10

 1200 Bruxelles 1200 Brussel

 Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - www.seniorflex.org

 

 

 

A propos

Nous sommes des femmes et des hommes de bonne volonté, luttant en Belgique et en France, depuis 2003, contre la discrimination par l'âge dont font l'objet les seniors et pour la liberté de choix de ceux qui désirent continuer à exercer une activité lucrative après 45 ans, sans subir rejets, préjugés, pénalités ni contraintes administratives.

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